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nadoptepaslebouddhisme.com

Nooooon, le 13e dalaï lama aurait été le traducteur officiel de Mein Kampf ... c'est des conneries ?

25 Février 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #bouddhisme et nazisme

On retrouve plusieurs affirmations entre les liens entre le beau pays tibétain et l'ordre nazi ​:
 
"Pendant les années 20, le Dalaï Lama s'appelait Thutpen Gyatso. C'était un intellectuel d'une intelligence impressionnante qui cherchait à réaliser un équilibre entre la technologie occidentale et la spiritualité orientale. Il avait entendu parler de Hitler lorsque le mouvement national-socialiste était encore en train de lutter pour le pouvoir. Parmi les nombreux livres européens que le Dalaï Lama avait traduit, se trouvait Mein Kampf. Il annota son exemplaire avec des commentaires enthousiastes et souligna ses passages favoris à pratiquement chaque page. De Hitler il disait : «Le Inji (l'honorable étranger) est assisté par Dieu pour quelque haute entreprise dans cette vie.»
 
Il pensait aussi qu'il y avait un lien entre le Tibet et le nazisme, car la svastika était le symbole à la fois du National-socialisme et des moines-guerriers de l'ancien Bouddhisme Bôn. Il notait aussi qu'il existait certaines similarités entre les doctrines nationale-socialiste et bouddhiste, particulièrement le fait que servir son peuple est le devoir -- dharma -- le plus élevé dans la vie. Par conséquent quand Hitler devint Chancelier en 1933 il reçut de chaleureuses félicitations depuis le lointain Tibet."
 
Alors, si quelqu'un a un exemplaire, je suis preneur.
Si quelqu'un me montre qu'il s'agit d'une intox, je suis preneur.
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La Saint Valentin selon bouddha

14 Février 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #sexe & bouddhiste, #humour bouddhiste

http://cereales.lapin.org/index.php?number=718

http://cereales.lapin.org/index.php?number=718

Une de nos plus belles chansons d'amour reprise par Bono. Conseillé pour ne pas se foutre en l'air à la fin de mon article

Selon le bouddhisme, la souffrance prend racine dans le désir et l'attachement.
 
En partant de cette noble vérité (principe fondamental du bouddhisme), comment peut-on qualifier l'amour au sens ou on l'entend ?
 
La réponse est simple pour le bouddha. L'amour n'est pas de l'amour, au contraire, il faut se détacher de cet amour pour découvrir l'amour véritable. On ne parle plus d'affection et de liberté, les bouddhistes qualifient ces termes d'obsession et de manipulations et on arrive même à entendre dans le cadre d'une activité spontanée entre les partenaires tout le contraire des faits.
  • On ne fait pas l'amour ... on assouvit ses pulsions sexuelles parce qu'on n'a pas pu se détacher de ses désirs !
  • On ne passe pas un weekend coquin ensemble ... on s'impose un confort matériel éphémère qui nous contraint dans une illusion !
 
Ici l'attachement à l'être aimé devient démoniaque.
Les propos de SS Dalaï lama sont sans ambiguïté :
 
"Quel est le poids qui cloue au sol la bulle affreuse de la souffrance ?
Tout attachement aux choses éphémères et transitoires
L’on peut comparer l’attachement à un poids qu'on aurait dans le dos. Peu importe sa taille, le poids vous rabaissera toujours d'un cran ou deux, et le résultat sera toujours le mécontentement.
On naît seul, on meurt seul, et l'on voyage seul dans l’au-delà. Quand on dépend des autres et des situations extérieures pour sa force et son bonheur, comment peut-on jamais espérer un bonheur durable ? 
Le seul ami fiable est le savoir spirituel : la seule possession qui puisse vraiment être utile est son propre caractère intérieur.
Les fantasmes sur les objets matériels et les souffles des huit préoccupations sont tout à fait fallacieux. À cause de l’attachement à des choses qui ne donnent qu'une satisfaction passagère, on est alourdi à sa mort par le poids de la souffrance d'un esprit vide."
 
"Qui prétend être un homme et n’est qu’un démon ?
Celui qui se complaît dans l'ignorance, sans intérêt pour l'excellence spirituelle.
Cette réflexion est dédiée aux trois royaumes inférieurs de réincarnation : les enfers, le royaume des démons et le monde animal.
En particulier, elle montre comment les trois royaumes inférieurs ont un lien avec la vie des êtres humains. On descend aux enfers quand on accepte de mauvais moyens d'existence, on devient un démon quand on vit dans la cupidité et l'attachement... et l'on ne vaut pas mieux qu'une bête quand on abandonne la quête de l'excellence spirituelle.
Ce corps humain avec ses libertés et ses talents est le suprême vaisseau pour la formation spirituelle. Réfléchissons à la précieuse opportunité qui est celle-là.
Profitons-en !
Nous nous démènerons peut-être éternellement pour mener à bien des travaux mondains, mais nous n'en verrons jamais l'aboutissement... "Ne nous retrouvons pas armé de seuls regrets quand le Seigneur de la Mort frappera."
 
Bouddha ne le démentira pas, puisqu'il considère que l'amour entre deux êtres est insignifiant par rapport à l'amour que l'on devrait porter à tous les êtres sensibles. De plus il est source d'émotions négatives comme colère, jalousie qui ont aussi pour but de se détourner l'amour bienveillant du bouddha.
 
Cette idée est largement développée par Fabrice Midal dans son livre "Et si de l'amour on ne savait rien ? Le sens authentique de la relation". Comme tout enseignant bouddhiste, qui se respecte, il vous propose un séminaire pour mieux comprendre qu'il ne faut plus aimer son conjoint. Prix promotionnel 760 €.
 
Personnellement, j'emmène mon épouse un week end à Lyon dans un hôtel quatre étoiles, repas bio à l'occasion de la Fêtes des Lumières pour la modique somme de 300€.
Donc encore une fois, je ne comprends pas ces abrutis de converti(e)s bouddhistes qui se font largement retourner le cerveau en allant écouter ces impostures bouddhistes ; 1580 € pour un couple pour comprendre que l'Amour n'existe pas en mangeant des lentilles ...
 
Ils sont vraiment trop forts.
Finalement, les maîtres bouddhistes ont bien raison puisqu'ils trouvent sans peine des gogo(e)s pour payer et écouter leurs conneries !
 
Alors et le sexe la-dedans ????
 
Il faut bien l'avouer, le sexe n'est pas très conseillé par le bouddha et ses maîtres. On ne parle pas des lamas et nonnes ... mais du simple adepte ...
 
Compte tenu du fait que le sexe envisagé par le Bouddha et ses disciples est principalement dans le cadre du mariage et uniquement dans un but de procréation, on peut se poser la question sur ce qu’auraient fait ces sages de la permissivité moderne à propos du sexe, hors mariage, sans idée obligatoire de procréation, et dans une optique de plaisir et de satisfaction émotionnelle. L’idée générale du message bouddhique est que si l’on veux vivre une vie spirituelle, il vaut mieux transcender le sexe. Sauf pour le Tantra qui cherche à intégrer la sexualité, en fait il cherche à utiliser cette énergie pour atteindre l’illumination et bien souvent par la soumission sexuelle de la femme.
Côté karma, le sexe est extrêmement chargé en énergie et une activité "sexuellement irresponsable" peut induire des événements dramatiques et interférer dans une nouvelle vie. Il faut donc réguler cette activité avec toutes les précautions que nécessite une telle charge d’énergie (ref : moine zen japonais du XIIIe siècle, Yoshida Kenko).
 
En conclusion, l'idéal bouddhique est le suivant :
 
Après une longue journée harassante consacrée à la méditation par les adeptes, monsieur rentre à la maison, lit les "dernières nouvelles du karma" pendant que madame prépare le thé et le dîner (faut respecter la hiérarchie homme-femme !). Si l'on se trouve en présence d'un couple en âge de procréer (20-39 ans), monsieur prend madame en deux minutes, puis chacun reprend son rythme de méditation dans le silence à partir de 18h. Pour les couples hors âge de procréation, on passe directement à la case méditation et prosternation. Monsieur face à son mur, madame se prosternant devant bouddha puis nettoyant l'autel qui trône au milieu de la maison.
Ces derniers méditent pour que nous autres pauvres occidentaux puissions prendre conscience du merveilleux enseignement de bouddha et que nous nous transmutions en bouddhistes.
 
Merde, quel mauvais film de zombies
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Possession de restes humains : ce que dit la Loi française

11 Février 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #ésotérisme bouddhique, #restes humains

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le cadre des rituels bouddhistes ésotériques, on trouve de nombreux adeptes qui utilisent des restes humains pour transcender leur religion. Cela leur semble tout à fait normal de posséder des restes humains souvent achetés à prix d'or, mais que dit la Loi française: 

l’article L225-17 du code pénal stipule que : 

Toute atteinte à l’intégrité du cadavre, par quelque moyen que ce soit, est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.
La violation ou la profanation, par quelque moyen que ce soit, de tombeaux, de sépultures ou de monuments édifiés à la mémoire des morts est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. La peine est portée à deux ans d’emprisonnement et à 30 000 € d’amende lorsque les infractions définies à l’alinéa précédent ont été accompagnées d’atteinte à l’intégrité du cadavre
.

l’article 16 du code civil français précise que :

Chacun a droit au respect de son corps. Le corps humain est inviolable. Le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimonial. Le juge peut prescrire toutes mesures propres à empêcher ou faire cesser une atteinte illicite au corps humain ou des agissements illicites portant sur des éléments ou des produits de celui-ci.

 

alors que penser de cet internaute qui présente ses recommandations pour réussir un autel bouddhiste.

source http://www.autel-bouddhiste.tibetain.fr

"Et les autres objets qui peuvent être sur un autel ?

En ce qui me concerne, je préfère disposer ces objets à côté, sur des tables spécialement dédiées à cet effet. Chaque bouddhiste ajoute ensuite sur son autel ce qu'il souhaite en fonction des rituels qu'il pratique (sans que cela ne devienne non plus un amas).

On trouve donc dans mon temple :

2 répliques de stupas (monument funéraire qui contient les reliques d'un bouddha ou d'un maître spirituel) dont une réplique du Stupa de Swayambhunath (dans la vallée de Katmandou)

-une cloche et un dordje pour des pratiques comme Tchenrézi par exemple

-un kapala (représente une calotte crânienne utilisée pour des pratiques du vajrayana)

 

 

 

 

 

 

ou un véritable kapala fait avec un crâne humain"

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Folie sacrificielle dans le bouddhisme tibétain : conseils pour une bonne utilisation d'un crâne humain

11 Février 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #ésotérisme bouddhique, #Dalaï Lama, #Shougdèn

Avec ma façon de ne retenir que le côté obscur du bouddhisme, j'avais été orienté par un des lecteurs sur l'utilisation d'objets sacrificiels humains. J'avais un peu fouillé sur internet et je n'avais pas trouvé grand chose.
Puis j'ai découvert qu'il y a une relation directe entre le kalachakra, le mythe de Shambala - royaume idéal réservé à une "élite", cher à nos nazis -, le tantra et les concepts du temps et des cycles : du cycle des planètes, du cycle respiratoire, et du contrôle des énergies les plus subtiles qui sont dans le corps de chacun afin d'atteindre l'illumination. La référence principale est le texte tantra de kalachakra accompagné d'une galerie d'objets sacrificiels particulièrement obscure.
 
Je m'arrète sur cette dernière ligne pour souligner les termes "contrôle des énergies les plus subtiles, cycle respiratoire".
C'est la base même de l'embrigadement des nouveaux adeptes occidentaux qui sous prétexte de découverte de soi mettent un doigt dans un cycle infernal qu'est le kalachakra mais à aucun moment, on ne dévoile son objectif final ni les voies pour atteindre l'accomplissement.
 
On y retrouve un mélange ésotérique de yoga, d'astrologie, de cosmologie.
Voulant m'initier au yoga tibétain, un moine vosgien m'avait retorqué qu'il n'y avait rien de commun avec le yoga tel qu'on l'entend dans nos salles de sports. Bien entendu, il s'agissait là de pratiques ésotériques.
 
Introduit au XIe s au Tibet, le tantra du kalachakra, texte éminement guerrier annonce l'arrivée de conflits entre paroisses confessionnelles. Le dalaï Lama, grand amateur du kalachakra, aurait déjà engagé une lutte contre le Shougdèn en expulsant et en appelant à la discrimination des adeptes et des moines de cette lignée Shougdèn.
Donc on le voit bien, nous sommes en pleines batailles de sorciers qui s'affrontent à coup d'incantations et des cercles magiques.
 
Que penser des adeptes occidentaux et français qui sont dans cette mouvance et croyant apprendre à "respirer finement" ? Il est vrai que la méditation tibétaine annihile le libre arbitre, donc il ne faut s'étonner de rien.
Mais là c'est mon ressenti de pauvre occidental qui n'a rien compris, place aux photos.
Musée Guimet. Gauche : Louche sacrificielle, crâne humain Chine, XVIIIe s. Droite : Détails. Musée Guimet. Gauche : Louche sacrificielle, crâne humain Chine, XVIIIe s. Droite : Détails.

Musée Guimet. Gauche : Louche sacrificielle, crâne humain Chine, XVIIIe s. Droite : Détails.

Alors bon oui ce sont des crânes, pas de quoi en faire tout un tolé. Mais cette pratique a été rapportée par un des nos explorateurs puis vivement critiquée à telle point que son récit a été totalement discrédité (références à retrouver).

Par contre beaucoup plus moderne est la description de son utilité que l'on peut trouver chez des adeptes bouddhistes

(sources : http://sangha.leforum.eu/t1128-Les-objets-du-rituel-du-bouddhisme-tibetain.htm).

Je vous laisse seuls(es) juges de ce propos, j'ai juste mis en évidence les passages qui m'ont choqué et qui relèvent de la folie :

"La Coupe en Crâne, connue sous le nom de kapala en sanskrit, est fabriquée à partir de la partie supérieure ovale d'un crâne humain. Il est utilisé comme un vase à libation pour un bon nombre de déités Vajrayana, la plus part courroucées.

En tant qu'instrument rituel, le choix du crâne adéquate est d'une immense importance pour le succès du rituel. Le crâne d'un meurtrier ou d'une victime d'une exécution est considéré comme ayant le plus grand pouvoir tantrique; le crâne de quelqu'un qui est décédé d'une mort violente ou accidentelle, ou d'une maladie virulente, possède un pouvoir magique moyen; le crâne de quelqu'un qui est mort pacifiquement, âgé, n'a pratiquement pas de pouvoir occulte. Le crâne d'un enfant qui est mort pendant la puberté a aussi un fort potentiel, de même que les crânes d'enfants métissés ou bâtard de parent inconnu, né de l'union interdite de deux castes, hors du mariage, d'un délit sexuel, ou plus particulièrement d'un inceste. le "crâne d'un bâtard" de sept ou huit ans né d'une union incestueuse est considéré comme ayant le plus grand pouvoir dans certains rituels tantriques. Là, la force vitale ou potentiel du "précédent possesseur" du crâne est incarné dans l'os en tant qu'esprit, le rendant un objet d'un pouvoir effectif pour l'exécution des rituels tantriques."

 

"En tant que vase à libation du pratiquant du Vajrayana, la coupe en crâne est essentiellement identique au pot de terre (kumbha en sanskrit) du sacrifice védique, au bol à aumône du Bouddha, et le vase à eau sacré (kalasha en sanskrit) des bodhisattvas. En tant que réceptacle pour les offrandes sacrificielles présentées aux déités courroucées, elle ressemble au plateau précieux contenant les substances auspicieuses - les joyaux, les fleurs, ou fruit présentés aux déités pacifiées. Dans son symbole le plus bénin, en tant que bol à mendier ou vase à nourriture d'un ascète, la coupe en crâne sert en tant que constant rappel de la mort et de l'impermanence."

 

"Dans l'iconographie des déités protectrices courroucées la coupe en crâne, tenue au niveau du cœur, peut être aussi apparenté avec le couteau incurvé ou hachoir qui peut être tenu au dessus de la coupe en crâne. Ici le hachoir est l'arme qui tranche les veines de la vie et des organes vitaux des ennemis démoniaques, et la coupe est le vase à ablation dans lequel le sang et les organes sont collectés en tant que substance de la déité. Les descriptions du contenu d'un kapala d'une déité courroucée comprend du sang chaud humain, du sang et de la cervelle, du sang et des intestins, de la chaire humaine et de la graisse, le cœur et les poumons d'un ennemi, le cœur de Mara et le sang de Rudra.

Mais ce n'est pas seulement les déités courroucées qui tiennent la coupe en crâne. Certaines autres déités peuvent tenir d'autres attributs dans leurs coupes en crâne.
Padmasambhava, par exemple, tient une coupe en crâne décrit comme un océan de nectar, dans lequel flotte un vase de longévité."

Folie sacrificielle dans le bouddhisme tibétain : conseils pour une bonne utilisation d'un crâne humainFolie sacrificielle dans le bouddhisme tibétain : conseils pour une bonne utilisation d'un crâne humain
Folie sacrificielle dans le bouddhisme tibétain : conseils pour une bonne utilisation d'un crâne humainFolie sacrificielle dans le bouddhisme tibétain : conseils pour une bonne utilisation d'un crâne humain

Des lamas pas si vénérables !

 

Il est bien connu que sous les sourires de façade, les belles images et l'allégeance quasi mystique des adeptes français, les lamas s'imposent facilement auprès des "êtres sensibles" comme un serpent hypnotisant sa proie. Ceux qui ne sont pas adeptes sont aussi complices en laissant s'installer cette situation et en me disant "tu ne peux pas changer le monde !".

Peut-être ! mais je peux apporter ma contribution. Laisser le statu quo s'installer n'a jamais fait avancer le monde, bien au contraire, les nazis se sont facilement imposés par lâcheté intellectuelle de nos dirigeants de l'époque, résultat : 60 millions de morts.

Ici c'est pareil, surtout qu'il y a convergence des idées, des pseudo spiritualités, d'un mensonge organisé et généralisé pour mieux s'implanter.

Inoffensifs petits pépères ? Gauche : Kalou Rinpoché en 1987 à la Congrégation Kagyu Rintchen Tcheu Ling   Droite : Le 14e dalaï-lama à Bodhgayâ en Inde en 2003 conférant l'enseignement du kalachakraInoffensifs petits pépères ? Gauche : Kalou Rinpoché en 1987 à la Congrégation Kagyu Rintchen Tcheu Ling   Droite : Le 14e dalaï-lama à Bodhgayâ en Inde en 2003 conférant l'enseignement du kalachakra

Inoffensifs petits pépères ? Gauche : Kalou Rinpoché en 1987 à la Congrégation Kagyu Rintchen Tcheu Ling Droite : Le 14e dalaï-lama à Bodhgayâ en Inde en 2003 conférant l'enseignement du kalachakra

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Visite musée Guimet

10 Février 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #musée Guimet, #histoire du bouddhisme

Commentaires en cours de construction
...
Le Musée Guimet :
Lieu parisien incontournable pour découvrir les multiples facettes de l'art asiatique. Il est essentiellement tourné vers le bouddhisme sous toutes ses formes. Ma petite réserve, il aurait dû s'appeler "Musée des arts bouddhistes" plutôt que "Musée des arts asiatiques", mais c'est mon opinion personnelle, sans plus.
Situé Place d'Iéna, il faut au moins quatre heures - au pas de course - pour en faire le tour. On annonce 4 000 pièces de collection. J'en ai fait 350 photos, sélectionné 53. Comme dans tout musée, le flash et les trépieds photographiques sont interdits - sauf autorisation expresse -, il est difficile de tirer toute la quintescence des oeuvres avec un appareil photographique dans les mains. D'où beaucoup de photos floues, d'autant plus que de nombreuses pièces sont sous verre et les images sont brouillées par des reflets gênants. C'est d'autant plus dommage que les détails des représentations tibétaines n'ont pas pu être pris, du coup je me rabats sur le guide des collections édité par le Musée.
L'ensemble des collections recouvre six niveaux. Un restaurant pas très cher pour Paris est au niveau rez-de-jardin, ce qui permet de passer la journée sans avoir à ressortir.
M. Guimet : un sacré bonhomme !
Émile GuimetLyon le 206/1836 - Fleurieu-sur-Saône le 12/10/1918.
Industriel (à 24 ans, il reprend l'entreprise de son père qui deviendra Péchiney), collectionneur d'objets d'art français (sa mère l’avait initié à la céramique, à la sculpture, la peinture), il s’est passionné aux civilisations qu'il a étudiées au cours de nombreux voyages (Egypte en 1866). Ses collections asiatiques (1877) ont donné naissance à un premier musée à Lyon avec un succès mitigé (1879). Il fera don de ses collections à l’Etat en 1884. Le musée Guimet (financé par lui-même) ouvre ses portes à Paris en 1888 avec un succès immédiat
Les collections :
La zone couverte va de l'Afgahnistan à l'Est au Japon à l'Ouest, de la Mongolie au Nord à la Papouasie au Sud. J'ai volontairement fait l'impasse sur la période de la Chine Classique qui ne fait plus mention du bouddha, ou ai-je peut être mal vu.
Premier étonnement, bouddha était en Afgahnistan dès le IIe s ap J.C., ... décidemment ce peuple a subit toutes les misères du monde ... On est dans des représentations simples style un voyageur habillé d'une toge contrairement aux représentations de la Chine bouddhique ou l'on se croirait dans un défilé de mode style Galliano. La vision du bouddhisme est encore "adaptable" aux intérêts et objectifs des classes dirigeantes. D'une façon générale, le bouddhisme est basé sur "l'idolatrie" avec la multiplicité des statues, à un moment je fais référence même de "brochettes de bouddhas et de moines". Mais une autre explication pourrait être avancée, il faut tenir compte que les pays asiatiques modernes sont de super copieurs. Dès qu'ils ont un objet dans les mains, Ipad, Iphone, CD ... ils ne peuvent pas s'empêcher de copier et dupliquer. Je me dis que peut être alors, comme ils n'avaient que bouddha dans ces temps reculés, leur côté "copieur" s'exprimait déjà ... mais ce n'est qu'une hypothèse pas si farfelue au regard de la vie de bouddha. Tout est permis.

Autre point édifiant, à relier à l'intérêt que portent les Français à l'orientalisme depuis toujours - Saint Louis envoyait déjà un émissaire en 1241 en Mongolie -, on peut affirmer sans sourciller que nous avons été essentiels dans le rétablissement de l'aura du bouddhisme grâce aux nombreuses expéditions : Jean de Plan Carpin (1846), Emile Guimet (1876), Jules Léon Dutreuil de Rhins (1893), Gabriel Bonvalot, Prince Henri d'Orléans, Louis Delaporte (1866, 1873, 1881), Marie Delavay (1895), Jean André Soulié (1896), Jacques Bacot (1906), Paul Pelliot (1908), Joseph Hackin (1938) et tous les autres.

Avec une mention toute spéciale pour Louis Delaporte puisque de retour avec des tonnes de pièces et d'innombrables dessins, sa présentation à l'exposition universelle de 1878 est sûrement le déclencheur de l'intérêt des Français pour les arts asiatiques.

Parallèllement, les autres pays faisaient de même, Angleterre, Russie, Allemagne.

Les intérêts économiques, politiques, sportifs, spirituels se mélangeaient dans un concours occidental aux conquêtes.

Mention spéciale à l'Allemagne nazie qui voulait prouver la validité des thèses nazies de l'Ahnenerbe, institut pour la recherche et l'enseignement sur l'héritage ancestral, dirigé par le Reichsführer-SS Heinrich Himmler. En 1938, la mission dirigée par le SS Ernst Schäfer était très bien accueillie au Tibet par le 13e Dalaï Lama, dans le but de prouver que les hauts plateaux du Tibet étaient le berceau de la race aryenne. En 1942 commençaient les expérimentations médicales dans les camps d'extermination.

 

Petit bémol : la boutique

Pour terminer la visite de ce Musée, petit passage par la boutique. Grosse déception, mais là encore il ne fallait pas s'attendre à autre chose. J'ai eu plus l'impression d'être dans une permanence politique du Dalaï Lama avec la mise en rayon de ses livres alors qu'on ne trouve aucune référence sur les livres comme "Opération Shambhala", "Bouddhisme et violence', "L'histoire secrète des dalaï lamas", "Dalaï lama pas si zen". Le musée blacklisterait-il les auteurs critiques comme Maxime Vivas, Gilles Van Grasdorff, Bernard Faure ?

 

Laissons place à la visite.

 
  
 

{C}{C}{C}{C}{C}1.       Naga chaussée des géants, Angkor, hall Guimet, XIIe s, hauteur 426 cm. Tout de suite, cela impose, vous achetez votre billet, passez le point de contrôle et paf vous vous « faites foudroyer » par le naga. Serpent à plusieurs têtes aux yeux exorbités, il est une créature polymorphe aux pouvoirs multiples. Il ou ils protègent les trésors de la terre, peut être un génie des eaux ou encore sert de rampes d’escalier d’arc-en-ciel que bouddha empreinte pour ses périples Terre-Ciel.

{C}{C}{C}{C}{C}2.       Moulage porte, déité Angkor, XIIe s. Ce temple pillé, laissé à l’abandon jusqu’au milieu du XIXe s, sans intérêt même pour les populations locales a été « redécouvert » Henri  Mouhot en 1861. Classé en 1992 au Patrimoine Mondial de l’Humanité, ce monument religieux considéré comme le plus vaste du monde est tombé aux oubliettes, les ordres religieux étant incapables de gérer le quotidien du fait de la démesure et l’incohérence des choix d’urbanisme … personnellement, j’aime bien les déités avec les tétons qui pointent, c’est tellement naturel et fréquent de les croiser dans l’ascenseur …

{C}{C}{C}{C}{C}3.       Bodhisattva, Vietman, VIIe s sur fond maquette & colonne Angkor. Un bodhisattva est une personne qui a formé le vœu de suivre l’enseignement de bouddha, a pris refuge dans les trois joyaux et qui veut atteindre l’état de bouddha tout en aidant les êtres sensibles (dont je ne fais pas partie…). Il existe 52 niveaux de cet état. Certains bouddhas (… qui doivent s’emmerder dans leur état de félicité …) reviennent sur terre pour reprendre l’état de boddhisattva et aider les âmes sensibles … si vous n’avez pas compris, ne vous inquiétez pas, le Dalaï Lama lui-même n’a toujours rien percuté puisqu’au bout de 14 réincarnations, il en est toujours à la case départ …

{C}{C}{C}{C}{C}4.       Bouddha protégé par naga, Angkor XIIe s … bouddha, être supra normal aurait besoin d’être protéger par le super serpent, ou alors bouddha se promène avec la rampe de l’escalier, c’est tellement plus pratique ! en plus il sert de pouf et de parasol intégré …

{C}{C}{C}{C}{C}5.       Bodhisattva, frisette, longues oreilles et petit bouddha dans la permanente. La caractéristique de la permanente, c’est qu’elle est permanente. A l’origine bouddha s’est coupé les cheveux avec son épée, et ces derniers se sont automatiquement mis en frisette pour ne plus à avoir à se laver, se peigner … parce qu’on le vaut bien …

{C}{C}{C}{C}{C}6.       Shiva, Tamil nadu, XIIIe s. Dieu suprême doté d’un grand pouvoir qui sait tout ce qui se passe dans le monde, il détruit pour mieux recréer et possède 1008 dénominations. Représenté ici avec Shakti, la déesse-mère. Ce couple est souvent représenté dans une copulation frénétique.
On le retrouve aussi sous forme du danseur cosmique qui rythme destruction/création du monde.

{C}{C}{C}{C}{C}7.       Shiva Nataraja, Tamil nadu, XIe s. Ici encerclé de feu, il écrase un nain symbolisant l’ignorance … il ne faisait pas bon être nain à l’époque …

{C}{C}{C}{C}{C}8.       Parvati, Tamil Nadu, XIVe s. Future épouse de Shiva … avec une superbe poitrine … et la peau noire. Elle représente la divinité suprême dans les cultes tantriques en prenant le nom de Gauri, la blanche, ou Uma, la lumière.

{C}{C}{C}{C}{C}9.       Inde, terres cuites votives, IIIe s av J.C. Personnellement je suis resté scotché par ces statuettes. Elles pourraient être de notre époque sans coup férir et se retrouver dans un rayon de magasins de souvenirs.

{C}{C}{C}{C}{C}10.   {C}{C}{C}{C}{C}Wathura, Uttar Pradesh,  Ier s. … Problèmes d’obésité il y a 2000 ans … attention on ne se moque pas, sous sa forme obèse, il représente une sorte d’ogre, de fantôme ou de démon anthropophage qui dévore les voyageurs.

{C}{C}{C}{C}{C}11.   Porteuse d'offrandes, Uttar Pradesh, IIe s … je mate, tu mates, il mate, nous matons …

{C}{C}{C}{C}{C}12.   Bouddha, Uttar Pradesh, IIe s … sur cette photo, on voit bien le côté obscur de l’individu …

{C}{C}{C}{C}{C}13.   Bodhisattva Maitreya, Uttar Pradesh, Ier s.  … Attention en raison d’une  panne de transport spatial, le retour de Maitreya est retardé à une date ultérieure … Certains pensent qu’il attend la dégradation de l’ambiance sociale et spirituelle pour permettre aux sectes syncrétistes de s’imposer par la violence (cf la fin de la dynastie mongole). Si vous voulez accélérer sa venue, il est conseillé de multiplier les offrandes aux moines et de visiter plus souvent les temples.

{C}{C}{C}{C}{C}14.   Détail Bodhisattva Maitreya, Uttar Pradesh, Ier s. … détail sur le pied, serait-il sponsorisé par la marque « la roue du temps » ou s’agit-il d’une nouvelle sculpture lui assurant une meilleure adhérence sur nos autoroutes … non tout simplement, les êtres éveillés présentent des caractéristiques physiques qui feront l’objet d’un prochain article.

{C}{C}{C}{C}{C}15.   Tara, Bihar, IXe s. Parmi les merveilleux personnages du bouddhisme, il y a quelques femmes, si si, je vous l’assure, il y a des féministes. En étant bodhissatva, elle s’est promis d’atteindre l’état de bouddha en étant femme. Ceci présente un camouflet à l’autorité du bouddha. Elle se présente sous 108 formes dont les plus connues sont Tara la verte et Tara la blanche.
Elle apparaît comme parèdre bleue du bouddha (parèdre : épouse d’un dieu supérieur).

Elle est aussi comme une jeune fille facétieuse qui se moque de ceux qui se prennent trop au sérieux dans leurs pratiques … damned, serai-je possédé ? …

{C}{C}{C}{C}{C}16.   Siva (le terrible), Karnataka, XIIIe s. … Collectionneur de têtes coupées …

{C}{C}{C}{C}{C}17.   Yogini, Tarnil Nadu, IXe s. … belle paire de seins …

{C}{C}{C}{C}{C}18.   Dévot, Tarnil Nadu, XIIIe s

{C}{C}{C}{C}{C}19.   Dévot, Tarnil Nadu, XIIIe s

{C}{C}{C}{C}{C}20.   Fragments piédestal, Vietnam, XIIIe s. … belles paires de seins …

{C}{C}{C}{C}{C}21.   Bodhisattva, Vietnam, XVIIIe s

{C}{C}{C}{C}{C}22.   Jina, Indonésie Java, IXe s. Statue représentant un courant religieux Ajivika aujourd’hui disparu.

{C}{C}{C}{C}{C}23.   Buddha, Myanmar, XIXe s

{C}{C}{C}{C}{C}24.   Vue d'ensemble salle Myanmar

{C}{C}{C}{C}{C}25.   Vue d'ensemble

{C}{C}{C}{C}{C}26.   Gardien de tombe, Chine, Ve s av J.C. Dans la salle Chine traditionnelle, il n’était pas question de bouddha. Ici, on peut apprécier la simplicité des formes.

{C}{C}{C}{C}{C}27.   Personnage debout, Chine, Ve s av J.C. On croirait une création de Modigliani

{C}{C}{C}{C}{C}28.   Buddha debout, Chine bouddhiste, IVe s … On s’éloigne du côté ascète

{C}{C}{C}{C}{C}29.   Triade du buddha, Stèle votive, Chine bouddhiste, VIe s

{C}{C}{C}{C}{C}30.   Moines assis, Chine, IXe s

{C}{C}{C}{C}{C}31.   Stèle, date inconnue

{C}{C}{C}{C}{C}32.   Buddha assis, Afghanistan, VIIe s

{C}{C}{C}{C}{C}33.   Bodhisattva de l'avenir, Afghanistan, IIe s

{C}{C}{C}{C}{C}34.   Ahrat assis, Tamrabhadra, Chine bouddhiste, XIIIe s

{C}{C}{C}{C}{C}35.   Bodhisattva dans sa grotte, Chine, XVIe s

{C}{C}{C}{C}{C}36.   Vue partielle stupa TK121, Afghanistan, IVe s

{C}{C}{C}{C}{C}37.   Déesse protectrice, Chine, XVIIIe s

{C}{C}{C}{C}{C}38.   Dague rituelle, Tibet, XVe s

{C}{C}{C}{C}{C}39.   Louche sacrificielle, crâne humain Chine, XVIIIe s

{C}{C}{C}{C}{C}40.   Louche sacrificielle détail, crâne humain, Chine, XVIIIe s

{C}{C}{C}{C}{C}41.   Visions durant le bar-do, Tibet, XIXe s

{C}{C}{C}{C}{C}42.   Cinq têtes supérieures du bodhisattva, Chine, XVIIIe s

{C}{C}{C}{C}{C}43.   Dieu tutélaire Samvara, Chine, XIXe s

{C}{C}{C}{C}{C}44.   Dieu tutélaire Samvara, Tibet, XVIe s

{C}{C}{C}{C}{C}45.   Dieu tutélaire Samvara détail, Tibet, XVIe s

{C}{C}{C}{C}{C}46.   buddha et sa parèdre, Tibet, XIIIe s

{C}{C}{C}{C}{C}47.   Dague rituelle, Népal, XVIIIe s

{C}{C}{C}{C}{C}48.   Couperet rituel, Népal, XVIIIe s

{C}{C}{C}{C}{C}49.   Dague votive, Népal, XVIIIe s

{C}{C}{C}{C}{C}50.   Zendo, patriarche secte Terre pure, XIVe s

{C}{C}{C}{C}{C}51.   Brochette de buddhas

{C}{C}{C}{C}{C}52.   Brochette de moines

{C}{C}{C}{C}{C}53.   Autel portatif, Chine, VIIIe s



 

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1. Naga chaussée des géants, Angkor, hall Guimet, XIIe s, hauteur 426 cm. Tout de suite, cela impose, vous achetez votre billet, passez le point de contrôle et paf vous vous « faites foudroyer » par le naga. Serpent à plusieurs têtes aux yeux exorbités, il est une créature polymorphe aux pouvoirs multiples. Il ou ils protègent les trésors de la terre, peut être un génie des eaux ou encore sert de rampes d’escalier d’arc-en-ciel que bouddha empreinte pour ses périples Terre-Ciel.

2. Moulage porte, déité Angkor, XIIe s. Ce temple pillé, laissé à l’abandon jusqu’au milieu du XIXe s, sans intérêt même pour les populations locales a été « redécouvert » par Henri Mouhot en 1861. Classé en 1992 au Patrimoine Mondial de l’Humanité, ce monument religieux considéré comme le plus vaste du monde est tombé aux oubliettes, les ordres religieux étant incapables de gérer le quotidien du fait de la démesure et l’incohérence des choix d’urbanisme … personnellement, j’aime bien les déités avec les tétons qui pointent, c’est tellement naturel et fréquent de les croiser dans l’ascenseur …

3. Bodhisattva, Vietman, VIIe s sur fond maquette & colonne Angkor. Un bodhisattva est une personne qui a formé le vœu de suivre l’enseignement de bouddha, a pris refuge dans les trois joyaux et qui veut atteindre l’état de bouddha tout en aidant les êtres sensibles (dont je ne fais pas partie…). Il existe 52 niveaux de cet état. Certains bouddhas (… qui doivent s’emmerder dans leur état de félicité …) reviennent sur terre pour reprendre l’état de boddhisattva et aider les êtres sensibles … si vous n’avez pas compris, ne vous inquiétez pas, le Dalaï Lama lui-même n’a toujours rien percuté puisqu’au bout de 14 réincarnations, il en est toujours à la case départ …

4. Bouddha protégé par naga, Angkor XIIe s … bouddha, être supra normal aurait besoin d’être protéger par le super serpent, ou alors bouddha se promène avec la rampe de l’escalier, c’est tellement plus pratique ! en plus il sert de pouf et de parasol intégré …

5. Bodhisattva, frisette, longues oreilles et petit bouddha dans la permanente. La caractéristique de la permanente, c’est qu’elle est permanente. A l’origine bouddha s’est coupé les cheveux avec son épée, et ces derniers se sont automatiquement mis en frisette pour ne plus à avoir à se laver, se peigner … parce qu’on le vaut bien …

6. Shiva, Tamil nadu, XIIIe s. Dieu suprême doté d’un grand pouvoir qui sait tout ce qui se passe dans le monde, il détruit pour mieux recréer et possède 1008 dénominations. Représenté ici avec Shakti, la déesse-mère. Ce couple est souvent représenté dans une copulation frénétique.
On le retrouve aussi sous forme du danseur cosmique qui rythme destruction/création du monde.

7. Shiva Nataraja, Tamil nadu, XIe s. Ici encerclé de feu, il écrase un nain symbolisant l’ignorance … il ne faisait pas bon être nain à l’époque …

8. Parvati, Tamil Nadu, XIVe s. Future épouse de Shiva … avec une superbe poitrine … et la peau noire. Elle représente la divinité suprême dans les cultes tantriques en prenant le nom de Gauri, la blanche, ou Uma, la lumière.

9. Inde, terres cuites votives, IIIe s av J.C. Personnellement je suis resté scotché par ces statuettes. Elles pourraient être de notre époque sans coup férir et se retrouver dans un rayon de magasins de souvenirs.

10. Wathura, Uttar Pradesh, Ier s. … Problèmes d’obésité il y a 2000 ans … attention on ne se moque pas, sous sa forme obèse, il représente une sorte d’ogre, de fantôme ou de démon anthropophage qui dévore les voyageurs.

11. Porteuse d'offrandes, Uttar Pradesh, IIe s … je mate, tu mates, il mate, nous matons …

12. Bouddha, Uttar Pradesh, IIe s … sur cette photo, on voit bien le côté obscur de l’individu …

13. Bodhisattva Maitreya, Uttar Pradesh, Ier s. … Attention en raison d’une panne de transport spatial, le retour de Maitreya est retardé à une date ultérieure … Certains pensent qu’il attend la dégradation de l’ambiance sociale et spirituelle pour permettre aux sectes syncrétistes de s’imposer par la violence (cf la fin de la dynastie mongole). Si vous voulez accélérer sa venue, il est conseillé de multiplier les offrandes aux moines et de visiter plus souvent les temples.

14. Détail Bodhisattva Maitreya, Uttar Pradesh, Ier s. … détail sur le pied, serait-il sponsorisé par la marque « la roue du temps » ou s’agit-il d’une nouvelle sculpture lui assurant une meilleure adhérence sur nos autoroutes … non tout simplement, les êtres éveillés présentent des caractéristiques physiques qui feront l’objet d’un prochain article.

15. Tara, Bihar, IXe s. Parmi les merveilleux personnages du bouddhisme, il y a quelques femmes, si si, je vous l’assure, il y a des féministes. En étant bodhissatva, elle s’est promis d’atteindre l’état de bouddha en étant femme. Ceci présente un camouflet à l’autorité du bouddha. Elle se présente sous 108 formes dont les plus connues sont Tara la verte et Tara la blanche.
Elle apparaît comme parèdre bleue du bouddha (parèdre : épouse d’un dieu supérieur).

Elle est aussi comme une jeune fille facétieuse qui se moque de ceux qui se prennent trop au sérieux dans leurs pratiques … damned, serai-je possédé ? …

16. Siva (le terrible), Karnataka, XIIIe s. … Collectionneur de têtes coupées …

17. Yogini, Tarnil Nadu, IXe s. … belle paire de seins …

18. vot, Tarnil Nadu, XIIIe s

19. vot, Tarnil Nadu, XIIIe s

20. Fragments piédestal, Vietnam, XIIIe s. … belles paires de seins …

21. Bodhisattva, Vietnam, XVIIIe s

22. Jina, Indonésie Java, IXe s. Statue représentant un courant religieux Ajivika aujourd’hui disparu.

23. Buddha, Myanmar, XIXe s

24. Vue d'ensemble salle Myanmar

25. Vue d'ensemble

26. Gardien de tombe, Chine, Ve s av J.C. Dans la salle Chine traditionnelle, il n’était pas question de bouddha. Ici, on peut apprécier la simplicité des formes.

27. Personnage debout, Chine, Ve s av J.C. On croirait une création de Modigliani

28. Buddha debout, Chine bouddhiste, IVe s … On s’éloigne du côté ascète

29. Triade du buddha, Stèle votive, Chine bouddhiste, VIe s

30. Moines assis, Chine, IXe s

31. Stèle, date inconnue

32. Buddha assis, Afghanistan, VIIe s

33. Bodhisattva de l'avenir, Afghanistan, IIe s

34. Ahrat assis, Tamrabhadra, Chine bouddhiste, XIIIe s

35. Bodhisattva dans sa grotte, Chine, XVIe s

36. Vue partielle stupa TK121, Afghanistan, IVe s

37. Déesse protectrice, Chine, XVIIIe s … hop sans les mains …

38. Dague rituelle, Tibet, XVe s. Sert à soumettre, à piéger ou à détruire les fantômes. Une fois exorcisés, ils peuvent renaître. Un festival annuel leur est consacré au Tibet – le 29 déc. du calendrier tibétain -. Petite anecdote au passage, le Dalaï Lama combat le fantôme de Dordjé Shougden, moine du XVIIe s qui causerait du tort à la communauté tibétaine en exil … une superbe religion avec un super maître plein de super théories …

39. Louche sacrificielle, crâne humain Chine, XVIIIe s

40. Louche sacrificielle détail, crâne humain, Chine, XVIIIe s. Fera l’objet d’un prochain article sur les objets rituels ésotériques tibétains.

41. Visions durant le bar-do, Tibet, XIXe s. Pour ma part, pas de commentaire. Je ne comprends pas trop le rapport entre l’orgasme manifeste de la femme au centre empalée sur son dieu, et le bar-do qui est une étape du passage de l’âme d’un défunt par différents chemins ésotériques. Il ère, se fait bouffer par Yama jusqu’au dernier petit doigt, puis intervient la réincarnation ou pas, l’acte sexuel est essentiel, permettant d’attirer la conscience. (cf Le livre tibétain de la vie et de la mort)

42. Cinq têtes supérieures du bodhisattva, Chine, XVIIIe s

43. Dieu tutélaire Samvara, Chine, XIXe s

44. Dieu tutélaire Samvara, Tibet, XVIe s

45. Dieu tutélaire Samvara détail, Tibet, XVIe s

46. buddha et sa parèdre, Tibet, XIIIe s. Manifestement la pudeur ne fait pas partie du bouddhisme. Moi, si j’avais une nenette gaulée comme ça, dieu ou pas dieu, je ne l’exiberais pas comme cela est représenté.

47. Dague rituelle, Népal, XVIIIe s

48. Couperet rituel, Népal, XVIIIe s

49. Dague votive, Népal, XVIIIe s

50. Zendo, patriarche secte Terre pure, XIVe s.

51. Brochette de buddhas

52. Brochette de moines

53. Autel portatif, Chine, VIIIe s.

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