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nadoptepaslebouddhisme.com

Bouddhisme à Taïwan : 15 jours pour comprendre une situation complexe

26 Mai 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #bouddhisme taiwan, #temples bouddhistes, #développement bouddhisme

Bouddhisme à Taïwan : 15 jours pour comprendre une situation complexe

Situation au combien complexe. Le bouddhisme au coeur de ses contradictions et de son expansionnisme.

Modernité, traditions, syncrétisme, démons, déïtés ... un joyeux mélange de tout, du moment que ça profite, il n'y a pas de mal à vénérer bouddha et koxinga.

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Il s'en passe des choses le 23 mai : bon anniversaire !

23 Mai 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #moines bouddhistes, #idôlatrie bouddhiste, #anniversaire

Bon anniversaire :

Un an de blog, cela devait se fêter avec une petite méditation par le moine préféré de la maison qui perché du haut de son bol tibétain m'adresse tous ses voeux de réussite dans ma petite entreprise !

Mais est-il vraiment sincère ?

Il s'en passe des choses le 23 mai : bon anniversaire !

En bonne compagnie :

En partance pour Taïpei ce 23 mai, au moment de l'embarquement, voilà qui me talonne. Avantage de la robe safran, c'est qu'on l'a fait passer devant tout le monde.

Mais je ne crois pas, en fait je ne crois en rien..., l'avoir vu présenter la carte "bouddha VIP". Je suis méchante langue, je vous l'accorde parce qu'il y avait aussi deux soeurs catholiques taïwanaises qui ont eu les mêmes privilèges. Tiens j'ai dit privilèges ... comme c'est bizarre.

En fait la séparation de l'église et de l'Etat, c'est un voeu pieux ... aaarhg, j'ai écrit voeu pieux ... j'abandonne !

et quelques encouragements en préservant leur anonymat :

Merci tout simplement
Salut, j'ai passé ma nuit à lire votre blog.
c'est bien de dénoncer les abus de cette religion.
Le bouddhisme, ce n'est pas le monde des bisounours. C'est bien que cela soit dit.
Pour ceux qui pratiquent la voie de l'éveil, l'idolâtrie est une manifestation de l'ego.
Comme dans toute religion, ils y ceux qui suivent leur voie, et qui font pas chier les autres, car ils sont conscients, qu'ils vivent un phénomène de foi, qu'ils vivent leur propre vérité et celle-ci n'est pas forcément la vérité de son voisin. Et ils y a ceux veulent imposer leurs vérités, car ils ne sont pas très sûrs de ce qu'ils racontent, comme si la multiplication des erreurs pouvait faire de grandes vérités.
Bonne continuation à vous.

visionclaire

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Bouddhisme et escroquerie : la bonne affaire à 801.466,46 dollars !

20 Mai 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #argent et bouddhisme, #taïwan, #NgorEwamPhende Ling, #manipulations spirituelles

J'en conviens, cet article est un peu long et plein de méandres juridiques, mais pour M. & Mme S, escroqués par le moine bouddhiste A. et son épouse, ils vont mettre 13 ans à faire valoir leurs droits. J'ai cherché à confirmer ou infirmer cette info sur le net et rien ... bizarre, un moine bouddhiste "tire" un demi million d'euros, et on ne trouve rien ... bizarre.
Chuuuut omerta ?
Moralité, ne jamais faire confiance au lama, cela on ne le repetera jamais assez parce que même si on est dans notre bon droit, les lenteurs de la justice profitent essentiellement aux intérêts des "voyous bouddhistes".
A priori, si je ne me suis pas trompé, ça se passe ici, un lien direct sur Panoramio puisque ©opyright oblige.
 
COUR D'APPEL DE ROUEN
CHAMBRE DE LA PROXIMITÉ
ARRET DU 6 SEPTEMBRE 2012
DÉCISIONS DÉFÉRÉES
Jugement du TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE D'EVREUX du 1er Juillet et 21 Octobre 2011
APPELANTS
Monsieur Jamyang Kunsang Tcheu A.
Représenté par Me Yannick E., avocat au barreau de ROUEN
Assisté de Me Jean Yves P., avocat au barreau de l'EURE,
Madame Marie-Hélène P. épouse A.
Représentée par Me Yannick E., avocat au barreau de ROUEN
Assistée de Me Jean Yves P., avocat au barreau de l'EURE,
INTIMES
Monsieur Geir S.
Représenté par Me Céline B., avocat au barreau de ROUEN
assisté de Me D. Adrienne, avocat au barreau de PARIS substituant Me Rodolphe B., avocat au barreau de PARIS,
Madame Joëlle P. épouse S.
Représentée par Me Céline B., avocat au barreau de ROUEN
assisté de Me D. Adrienne, avocat au barreau de PARIS substituant Me Rodolphe B., avocat au barreau de PARIS,
COMPOSITION DE LA COUR
En application des dispositions des articles 786 et 910 du Code de procédure civile, l'affaire a été plaidée et débattue à l'audience du 18 Juin 2012 sans opposition des avocats devant Madame PLANCHON, Président,
en présence de Madame AUBLIN-MICHEL, Conseiller, et en présence de Mesdames M. Pauline, G. Charlotte et D. Ombeline, Auditrices de justice qui ont participé avec voix consultative au délibéré,
Madame le Conseiller AUBLIN-MICHEL a été entendue en son rapport oral de la procédure avant plaidoiries Le magistrat rapporteur a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour composée de
Madame PLANCHON, Président
Madame PRUDHOMME, Conseiller
Madame AUBLIN-MICHEL, Conseiller
GREFFIER LORS DES DEBATS
Mme LOUE-NAZE, Greffier
DEBATS
A l'audience publique du 18 Juin 2012, où l'affaire a été mise en délibéré au 6 Septembre 2012
ARRET CONTRADICTOIRE
Prononcé publiquement le 6 Septembre 2012, par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l' article 450 du Code de procédure civile,
signé par Madame le Conseiller PRUDHOMME, pour Madame le Président PLANCHON légitimement empêchée et par Madame NOEL DAZY, Greffier présent à cette audience.
FAITS ET PROCEDURE
Moine bouddhiste Monsieur A. né au [...] s'est installé en Normandie avec son épouse, et a fondé plusieurs centres bouddhistes, dont un situé aux Ventes, dans l'Eure, où il réside.
Monsieur S., ancien disciple de Monsieur A, lui a remis entre 1998 et 2001, en plusieurs virements, des fonds pour un montant total de 801.466,46 dollars.
Les époux S. ont ensuite sollicité le remboursement de cette somme, soutenant qu'il s'agissait de prêts, alors que les époux A. ont invoqué l'existence de dons manuels.
Par acte d'huissier en date du 3 mai 2010, Monsieur et Madame S. ont fait citer Monsieur et Madame A. devant le Tribunal de grande instance d'Evreux en paiement avec exécution provisoire des sommes dues.
Par jugement du 1er juillet 2011, le Tribunal de grande instance a:
•             rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt pour agir de Madame S.,
•             débouté les époux S. de leurs prétentions dirigées à l'encontre de Madame A.,
•             condamné Monsieur A. au paiement, aux époux S., de la somme de 214.864 euros avec intérêts au taux légal à compter du 16 février 2010,
•             révoqué l'ordonnance de clôture,
•             invité les parties à conclure avant le 14 septembre 2011 sur le moyen relevé d'office de la méconnaissance des dispositions d'ordre public de la loi du 9 décembre 1905 à l'occasion des donations consenties à Monsieur A. entre 1999 et 2001 et sur les conséquences de cette méconnaissance,
•             fixé la clôture de l'instruction au 14 septembre 2011,
ordonné le renvoi de l'affaire,
•             réservé les dépens
ordonné l'exécution provisoire.
Par jugement du 21 octobre 2011, le Tribunal de grande instance d'Evreux a:
•             Prononcé l'annulation pour illicéité de la cause des donations consenties par les époux S. à Jamyang Kunsang Tcheu Tchi Gyamtsoo A. entre 1999 et 2011,
•             Condamné Jamyang Kunsang Tcheu Tchi Gyamtsoo A. au paiement, aux époux S. de la somme de 570.490 euros en remboursement des donations annulées, avec intérêt au taux légal à compter du 16 février 2010, date de la réception de la mise en demeure, de la somme de 10.000 euros en réparation de leur préjudice moral et d'une indemnité de 10.000 euros sur le fondement de l' article 700 du Code de procédure civile,
•             Débouté Jamyang Kunsang Tcheu Tchi Gyamtsoo A. de sa demande présentée sur le fondement de l'article 700 du Code de procédure civile,
•             Condamné Jamyang Kunsang Tcheu Tchi Gyamtsoo A. aux dépens,
•             Ordonné l'exécution provisoire.
La Cour d'appel de Rouen a été saisie selon déclaration de Monsieur A. en date du 4 novembre 2011.
Dans ses dernières conclusions signifiées le 4 juin 2001 et expressément visées, Monsieur et Madame A. demandent à la Cour de:
statuant sur l'appel des jugements du ler juillet 2011 et 21 octobre 2011,
•             prendre acte du désistement de l'appel principal de Madame A. régularisé à l'encontre du jugement du 1er juillet 2011 ainsi que du jugement rendu le 21 octobre 2011,
•             infirmer le jugement du Tribunal de grande instance d'Evreux du ler juillet 2011 sur l'appel principal de Monsieur A. sauf en ce qu’il a débouté les époux S. de leurs prétentions dirigées à l'encontre de Madame P. épouse A.,
•             déclarer irrecevable Madame S. en ses demandes pour défaut d'intérêt à agir,
•             débouter Monsieur S. et subsidiairement Madame S. de l'ensemble de leurs demandes, fins et conclusions,
•             infirmer le jugement du Tribunal de grande instance d'Evreux du 21 octobre 2011 sur l'appel principal de Monsieur A.,
•             débouter Monsieur S. et subsidiairement Madame S. de l'ensemble de leurs demandes, fins et conclusions,
•             condamner in solidum Monsieur S. et Madame S. à payer à Monsieur A. la somme de 10.000 euros au titre de l'article 700 du Code de procédure civile,
•             condamner in solidum Monsieur et Madame S. à payer à Madame A. la somme de 5.000 euros au titre de l’article 700 du Code de procédure civile,
•             ordonner la radiation de l'hypothèque judiciaire provisoire inscrite à la requête de Monsieur et Madame S. sur le bien immobilier appartenant à Madame A. née P. situé à PRA TS DE MOLLO LA PRESTE, cadastré D 307, D 308, D 533 et D 567,
•             infiniment subsidiairement dire que les condamnations prononcées seront converties au jour du paiement,
condamner Monsieur et Madame S. in solidum au paiement des entiers dépens de première instance et d'appel avec droit de recouvrement direct au profit des avocats aux offres de droit.
Au soutien de leur appel, Monsieur et Madame A. exposent que
En premier lieu, l'action engagée par Madame S. est irrecevable; Elle n'a pas d'intérêt à agir;
La preuve que des transferts de fonds auraient été opérés à partir de comptes communs des époux S. n'est pas rapportée;
Les fonds donnés aux époux A. sont des fonds propres de Monsieur S.;
S'agissant de l'action engagée contre Monsieur A.:
- 28 août 1998: dette de 235.000 dollars
Pour justifier d'une prétendue dette, Monsieur S. produit un document manuscrit valant selon lui reconnaissance de dette, datée du 3 septembre 1998;
Or, d'une part, il n'est pas démontré que l'écrit produit a été rédigé de la main de Monsieur A. qui ne sait ni écrire ni lire le français, et d'autre part la somme portée dans celui-ci est contenue en chiffres mais pas en lettres ; l'écrit n'est donc pas régulier et n'a pas de valeur probante;
Les intimés ne produisent pas l'original du virement opéré par la banque Julius B. en dépit d'une sommation de communiquer de sorte que le document du 31/07/2003 sans entête ne permet pas de compléter utilement l'acte imparfait;
- Prêts qui auraient été consentis à Monsieur A. pour 'l'achat d'un temple à TAIWAN'
Les sommes remises par Monsieur S. à Monsieur A. pour l'installation d'un temple à TAIWAN, ne peuvent être qualifiées de prêts; Elles sont uniquement susceptibles de constituer des dons manuels, la modicité du don n'en étant pas une condition de validité,
Monsieur S. n'allègue, ni ne pourrait démontrer, que son consentement a été vicié par une erreur, un dol ou la violence. Il n'est pas non plus privé de sa capacité juridique, n'étant placé sous aucun régime de protection des majeurs; Il ne s'est jamais trouvé eu égard à sa forte personnalité sous une quelconque emprise sectaire de M. A.;
Monsieur S. ne démontre pas une situation de disproportion entre les dons et sa situation financière; La fortune de Monsieur et Madame S. est placée à l'étranger. Elle n'est pas celle qu'ils invoquent;
Monsieur S. ne saurait en outre faire croire à une emprise morale, de nature sectaire, qui l'aurait contraint à dilapider son patrimoine au profit de Monsieur A. ou de ses oeuvres. Monsieur A. n'a jamais exercé d'emprise sectaire sur quiconque dans ses centres;
Les sommes revendiquées ne pourraient être analysées comme des prêts, à défaut d'un écrit répondant aux conditions de l'article 1326 du Code civil ;
Monsieur S. tente de suggérer que sa situation de prétendu disciple l'aurait empêché d'obtenir un écrit. Aucune impossibilité morale ne peut néanmoins être retenue, dès lors qu'il a su se ménager une reconnaissance de dette en 1998;
Monsieur S. ne produit pas les pièces originales des pièces photocopiées qu'il avait versées aux débats en première instance; Les documents produits sont insuffisants à rapporter une preuve certaine des montants transférés d'un compte non identifié présenté comme celui du revendiquant vers celui du prétendu bénéficiaire;
La loi du 9 décembre 1905 n'est pas applicable en l'espèce; Cette loi qui n'a vocation qu'à organiser et contrôler la pratique religieuse en France, ne peut s'appliquer lorsqu'il s'agit de régir les financements ou opérations de création, construction d'établissement religieux à l'étranger. Les fonds remis entre 1999 et 2001 par Monsieur S. à Monsieur A. avaient pour seul but la réalisation d'un temple à TAIWAN.  Chaque transfert de fonds constituait un don réalisé à partir de l'étranger vers un compte étranger pour la construction de ce temple. La licéité de l'opération ne peut donc s'apprécier qu'à l'aune des principes applicables dans le pays de réception des fonds c'est-à-dire TAIWAN;
Il n'est par ailleurs pas démontré que donateur et donataire de nationalité étrangère d'origine, aient été résidents français au moment où a été donné l'ordre de virement;
Aucune cause illicite ne permet donc d'annuler les dons consentis;
A titre infiniment subsidiaire:
Si une condamnation devait intervenir, celle-ci interviendrait non pas en euros convertis à la date de l'opération juridique de base, la conversion intervenant selon le principe jurisprudentiel au jour du paiement effectif;
Enfin, Monsieur et Madame A. demandent à la Cour d'ordonner la radiation de l'inscription d'hypothèque sur le bien immobilier leur appartenant situé à PRATS DE MOLLO LA PRESTE, cette inscription étant destinée à garantir un droit de créance inexistant invoqué par les époux S.;
Dans leurs dernières conclusions signifiées le 1er juin 2012 et expressément visées, les époux S. demandent à la Cour de:
•             dire et juger Monsieur et Madame S. recevables et bien fondés en leur appel incident,
•             débouter les époux A. de l'ensemble de leurs demandes, fins et prétentions,
•             infirmer les jugements querellés,
•             s'opposer au désistement d'appel de Madame A.,
•             rejeter l'exception d'irrecevabilité de Madame A.,
•             dire les virements opérés les 30 mais 1999, 5 avril 1999, 22 décembre 2000 et 2 janvier 2001 pour un montant de 570.490 euros, constitutifs de prêts consentis au profit des époux A.,
•             confirmer pour le surplus,
•             en conséquence,
•             condamner les époux A. au règlement de la somme totale de 785.354 euros au titre des virements intervenus les 28 août 1998, 30 mai 1999, 5 avril 1999, 22 décembre 2000 et 2 janvier 2001 au profit des époux S.,
•             à titre subsidiaire,
•             confirmer les jugements des 1er juillet et 21 octobre 2011,
•             prononcer la nullité absolue de dons réalisés les 30 mai et 5 avril 1999, 22 décembre 2000 et 2 janvier 2001,
•             condamner les époux A. à restituer aux époux S. la somme de 785.354 euros assortie des intérêts au taux légal à compter de la date de mise en demeure restée vaine, soit le 8 février 2010,
condamner les époux A. à verser aux époux S. la somme de 10.000 euros au titre de la réparation de leur préjudice moral,
•             rejeter la demande de radiation de l'inscription provisoire d'hypothèque judiciaire sur le bien des époux A. situé à PRATS DE MOLO LA PRESTE sous la désignation cadastrale D307, D308, D533 et D567 en date du 26 mai 2010,
•             débouter les époux A. de l'ensemble de leurs demandes, fins et prétentions,
•             condamner Monsieur et Madame A. à payer aux époux S. la somme de 10.000 euros en application des dispositions de l' article 700 du Code de procédure civile ainsi qu'aux entiers dépens de première instance et d'appel qui seront recouvrés conformément aux dispositions de l' article 699 du Code de procédure civile .
Monsieur et Madame S. font valoir que:
Les sommes prêtées s'élèvent à un montant total de 785.354 euros et ils sont désormais totalement ruinés;
Sur les irrecevabilités soulevées
•             sur la prétendue irrecevabilité de l'action engagée par Madame S.:
Les fonds prêtés provenaient des comptes communs des époux S. détenus auprès des établissements bancaires JULIUS B. et M. L.;
Les courriers adressés à ces établissements sont signés par les deux époux; Les courriers reçus sont également adressés à Monsieur et Madame S.;
Les fonds hérités par Monsieur S. ont été investis de manière à générer des revenus; Ces revenus sont des biens communs des époux S.; Madame S. a donc un intérêt à agir;
•             sur l'irrecevabilité de l'action à l'encontre de Madame A.:
Monsieur et Madame A. ont décidé ensemble de créer un centre en France. Madame A. est très investie dans les centres; Elle s'occupe seule des domaines comptable, administratif et publicitaire; Le couple a profité des sommes litigieuses;
Il s'agit d'une véritable entreprise familiale dont les trois fils semblent reprendre le relai; Les centres bouddhistes appartiennent aussi bien à Monsieur A. qu'à son épouse et leurs trois fils d'ailleurs bénéficiaires d'une donation-partage du centre situé dans l'Eure;
L'action en remboursement des époux S. est donc tout à fait valable à l'encontre de Madame A. qui avec son époux tente à travers ce moyen d'irrecevabilité d'organiser leur insolvabilité;
Sur les prêts consentis•
•             la reconnaissance de dette du 3 septembre 1998 à hauteur de 235.000 dollars•
Le 3 septembre 1998 Monsieur A. a signé une reconnaissance de dette à son égard pour un montant de 235.000 dollars; Ce document n'est pas imparfait;
La reconnaissance de dette, non rédigée par Monsieur A., a bien été signée par celui-ci en pleine connaissance de cause, son épouse en étant le rédacteur;
Bien que le montant n'ait pas été rédigé en lettres, aucune falsification des chiffres n'a été opérée; Les époux A. n'en contestent pas par ailleurs le montant;
La reconnaissance de dette est complétée par le courrier de la banque Julius B. en date du 31/07/2003 confirmant le virement de 235.000 $ au profit des époux A.
- les autres prêts•
Ils portent sur les sommes de 160.000 $ le 30/03/1999, 140.000 $ le 5/04/1999 220.000 $ le 22/12/2000 et 46.466,46 $ le 2/01/2001;
Il ne saurait s'agir compte tenu de leur montant extrêmement important, de dons manuels, comme l'a retenu à tort le tribunal, et s'il y avait eu donation il aurait fallu respecter les dispositions des articles 893, 931 à 933 du Code civil exigeant la forme notariée sous peine de nullité;
Les époux S. n'ont jamais eu l'intention de donner une telle somme aux époux A.; De telles libéralités les auraient appauvris totalement; Il n'y a pas eu d'intention libérale;
Les attestations produites par Monsieur et Madame A. pour prouver l'intention libérale des époux S. sont toutes rédigées suivant la même trame allant jusqu'à reprendre les mêmes phrases; Elles montrent l'emprise de Monsieur A. sur ses adeptes qui ne sauraient témoigner contre lui;
Actuellement, les époux S. sont dans une situation de grande précarité économique;
Il ressort des pièces adverses que Monsieur et Madame A. ont reconnu avoir bénéficié de prêts et non de donations;
Monsieur S. était incontestablement un disciple de Monsieur A. depuis de nombreuses années; Il a notamment mis à disposition de Monsieur A. son appartement parisien pour qu’il y crée un centre bouddhiste; il habite avec son épouse à côté de lui;
Il était sous l'emprise de Monsieur A. à qui il voue une admiration, une déférence et une soumission totale;
Les photocopies versées en première instance sont parfaitement lisibles et constituent une parfaite copie des originaux;
L'absence de déclaration des prétendus dons manuels auprès de l'administration fiscale milite pour la réalité des prêts consentis;
Enfin, les époux S., du fait des liens de 'disciple à Maître' qui les liaient à Monsieur A., ont été dans l'impossibilité morale totale de se procurer un écrit, exceptée la reconnaissance de dette du 3 septembre 1998; Les époux A. ont su mettre les époux S. en confiance et ces derniers n'ont pas pu, par la suite et en raison de leur soumission, demander une quelconque reconnaissance de dette;
Le refus opposé par les époux A. au remboursement des sommes prêtées est injuste dans la mesure où ils disposent de la surface financière suffisante à honorer leurs obligations; Les époux A. sont de mauvaise foi;
Ils sont donc fondés à obtenir leur condamnation au remboursement de la somme totale de 866.466 dollars soit 570.490 euros, selon le taux de change du moment.
A titre subsidiaire:
- sur l'illicéité des dons réalisés au profit des époux A.:
Les dispositions de l' article 19 de la loi du 9 décembre 1905 qui prévoient que les associations cultuelles pourront recevoir dans les conditions déterminées par les articles 7 et 8 de la loi des 4/02/19018/07/1941 (relative à la tutelle administrative en matière de dons et legs) les libéralités entre vifs destinées à l'accomplissement de leur objet ou grevées de charges pieuses ou cultuelles, ne sont pas respectées;
Les quatre virements litigieux ont été faits sur le compte personnel de Monsieur A. qui a usé de sa qualité de ministre du culte bouddhiste pour les déterminer à verser ces sommes; Ils n'ont pas profité à l'association cultuelle 'Monastère bouddhiste NgorEwamPhende Ling ,'
Le versement des sommes litigieuses par les époux S. réalisé directement entre les mains de Monsieur A. est constitutif d'une violation des dispositions de la loi du 9 décembre 1905; Cette violation rend la cause des dons illicites puisqu'ils sont prohibés et contraires à l'ordre public.
Les virements bancaires sont intervenus grâce à des ordres de virements donnés depuis la France à un établissement bancaire situé en France par des ressortissants français, en vue de l'accomplissement de charges pieuses ou cultuelles; L'intention libérale des époux S. s'est donc bien manifestée en France;
- subsidiairement sur la nullité des dons réalisés au profit de l'association cultuelle:
Si la Cour considérait que les dons ont été réalisés au profit de l'association cultuelle elle devrait appliquer l' article 910 du code civil dans sa version en vigueur à l'époque des virements à savoir que l'association cultuelle avait pour obligation de demander au Préfet du département l'autorisation préalable d'accepter les libéralités des époux S.; Aucune autorisation n'a été demandée ni donc accordée; Le défaut d'autorisation administrative emporte la nullité absolue des libéralités.
Le remboursement doit intervenir sur la base du taux de change en euros au taux en vigueur au moment des opérations soit la somme de 570.490 euros;
Ils sont fondés enfin à solliciter l'octroi de la somme de 10.000 euros au titre de leur préjudice moral.
Le 12/03/2012 le conseiller de la mise en état a ordonné la jonction des procédures n 11/05120 et 11/05118.
L'ordonnance de clôture a été rendue le 8 juin 2012
SUR CE,
Sur le désistement d'appel de Mme A.
L'article 401 du code de procédure civile énonce que le désistement d'appel n'a besoin d'être accepté que s'il contient des réserves ou si la partie à l'égard de laquelle il est fait a préalablement formé un appel incident ou une demande incidente;
En l'espèce il résulte des écritures des parties que Mme A. s'est désistée de son appel le 9/02/2012 et que l'appel incident des époux S. a été formé par leurs conclusions du 5/04/2012, de sorte que la Cour ne peut que donner acte à Mme A. de son désistement d'appel;
Sur l'exception d'irrecevabilité de la demande de Mme S.
C'est par des motifs pertinents adoptés par la Cour que le tribunal a considéré que Mme S. avait la libre disposition des fonds déposés sur un compte commun des époux avant leur transfert à M. A., et qu'ainsi elle justifiait d'un intérêt à agir au sens de l'article 31 du code de procédure civile pour obtenir le remboursement des sommes réclamées;
Le jugement entrepris sera confirmé de ce chef;
Sur les demandes en paiement
* au titre de la reconnaissance de dette en date du 3/09/1998
L' article 1326 du code civil énonce que l'acte juridique par lequel une seule partie s'engage envers une autre à lui payer une somme d'argent ... doit être constaté dans un titre qui comporte la signature de celui qui souscrit cet engagement ainsi que la mention écrite par lui- même de la somme ou de la quantité en toutes lettres et en chiffres. En cas de différence l'acte sous seing privé vaut pour la somme écrite en toutes lettres.
en l'espèce il n'est pas contesté par les intimés que la reconnaissance de dette signée de M. A. au profit de M. S. le 3/09/1998 n'a pas été rédigée de sa main mais par son épouse et ne mentionne pas la somme de 235.000 $ en toutes lettres; C'est donc à bon droit que le tribunal a considéré que cet acte constituait un commencement de preuve par écrit; cependant s'il a estimé à juste titre que ladite somme avait bien été virée sur le compte de M. A. ainsi qu'il résulte des courriers de la banque Julius B. produits en original en cause d'appel, il ne pouvait décider que cette seule remise des fonds justifiait l'obligation de remboursement de ce dernier; l'absence d'intention libérale alléguée par les époux S. n'est pas en effet de nature à établir à elle seule l'obligation de restitution des fonds versés; or aucun élément de preuve complémentaire extérieur ne permet de rapporter cette preuve;
Il y a lieu par conséquent de réformer le jugement de ce chef et d'écarter la demande de remboursement de la somme de 235.000$;
* au titre des quatre virements des 30/03/1999 5/04/1999 22/12/2000 et 2/01/2001
C'est à bon droit que les premiers juges ont estimé que faute d'écrit la preuve d'un prêt de M. S. n'était pas rapportée conformément aux dispositions de l' article 1341 du code civil et qu'aucune impossibilité morale de faire la preuve par écrit ne pouvait être invoquée les intimés, qui avaient déjà eu recours à une reconnaissance de dette;
L'état d'emprise allégué par ces derniers n'est nullement établi au vu des multiples attestations versées aux débats par M. A. qui révèlent que les disciples conservaient une totale maîtrise de leur vie et de leur pratique spirituelle;
C'est à juste titre que le tribunal a qualifié les opérations litigieuses de dons manuels dont le montant et la forme ne sont pas limités par la loi, en l'occurrence des virements, et qui ne sont assujettis à aucun droit d'enregistrement;
L'appelant argue de l'inapplicabilité de la loi française;
Les donations sont soumises à la Convention de Rome dès lors qu'elles ne figurent pas dans la liste détaillée des matières exclues de son domaine; L'article 3 de cette Convention prévoit que les parties sont libres de désigner la loi applicable à la donation; si aucun choix n'a été effectué la loi compétente sera déterminée selon l'article 4 qui énonce que le contrat est régi par la loi du pays avec lequel il présente les liens les plus étroits; ce même texte dispose en son paragraphe 2 que il est présumé que le contrat présente les liens les plus étroits avec le pays où la partie qui doit fournir la prestation caractéristique a au moment de la conclusion du contrat sa résidence habituelle...
En matière de donation contrat unilatéral, il s'agit de la résidence habituelle du donateur; M. S. étant domicilié dans l'Eure en France, la loi française est bien applicable;
Il n'est pas contesté que le centre bouddhiste dirigé par M. A. dépend d'une association culturelle dénommée Monastère bouddhiste NgorEwamPhende Ling;
Il résulte des dispositions de l'article 19 de la loi du 9/12/1905 que les associations cultuelles sont habilitées à percevoir dans les conditions prévues par l' article 910 du code civil des donations destinées à l'accomplissement de leur objet ou grevées de charges pieuses ou culturelles, c'est à dire sur autorisation préfectorale eu égard à la date de ces donations;
Comme l'a retenu le tribunal, les virements litigieux ont été réalisés au seul profit de M. A. mais en sa qualité de ministre du culte bouddhiste, puisque les fonds devaient servir et ont en effet été destinés à l'édification d'un centre bouddhiste à Taiwan;
C'est par des motifs pertinents adoptés par la Cour que les premiers juges ont considéré que la loi de 1905 imposait que les sommes versées par les fidèles d'une religion pour permettre son exercice et l'entretien de ses ministres soient remises à une association tenue de dresser un état annuel de ses comptes pouvant faire l'objet d'un contrôle, aucune donation ne pouvant être faite directement d'un fidèle entre les mains d'un ministre du culte personnellement pour éviter tout risque de dérive ou de captation;
Il convient par conséquent de confirmer le jugement entrepris en ce qu’il a constaté que les donations litigieuses consenties en violation des dispositions de la loi du 9/12/1905 sont nulles de nullité absolue, et condamné M. A. à restituer aux époux S. le montant des sommes correspondantes soit au total 570.490 euros avec intérêts au taux légal à compter du 16/02/2010;
S'agissant d'une dette de restitution découlant de la nullité, le principe de la conversion de la monnaie étrangère au jour du paiement doit être écarté au profit de la conversion au taux de change au jour des donations; Il y a donc lieu également de confirmer le jugement critiqué de ce chef;
Sur la demande de dommages et intérêts pour préjudice moral
Les intimés ne démontrent pas avoir subi un préjudice moral distinct de celui réparé par les intérêts moratoires, et ne peuvent prétendre à des dommages et intérêts; le jugement sera réformé sur ce point;
Sur la demande de radiation de l'inscription d'hypothèque judiciaire sur le bien des époux A.
La présente décision permet de rejeter cette demande, l'inscription étant justifiée en son principe;
Sur les demandes au titre de l'article 700 du code de procédure civile
Il n'apparaît pas équitable de laisser aux époux S. la charge de leur frais irrépétibles et non compris dans les dépens qu’il convient d'évaluer à 10.000 euros globalement pour la procédure de première instance et d'appel;
Sur les dépens
M. A. qui succombe dans la présente instance sera tenu aux entiers dépens de première instance et d'appel;
PAR CES MOTIFS
LA COUR,
Statuant publiquement et contradictoirement,
Donne acte à Mme A. de son désistement d'appel.
Réforme le jugement en date du 1er/07/2011 uniquement en ce qu'il a condamné M. A. au paiement de la somme de 214.864 euros avec intérêts au taux légal à compter du 16/02/2010.
Et statuant à nouveau,
Rejette la demande en paiement de la somme de 214.864 euros.
Confirme le jugement pour le surplus.
Confirme le jugement en date du 21/10/2011 sauf en ce qu’il a condamné M. A. au paiement d'une indemnité de 10.000 euros en réparation du préjudice moral.
Et statuant à nouveau,
Rejette la demande en paiement au titre du préjudice moral.
Y ajoutant,
Rejette les autres prétentions des parties.
Condamne M. A. aux entiers dépens de première instance et d'appel avec droit de recouvrement direct au profit des avocats de la cause.
Le Greffier Le Conseiller
 
Extrait de : La Lettre du Droit des Religions / Décembre 2012 n°47
http://www.droitdesreligions.net

 

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ils sont partout ...

19 Mai 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #humour bouddhiste

j'ai relu dix fois cette infotox !
 
"La SNCF annonce ce matin un plan tout à fait innovant pour aider les voyageurs à enfin supporter les cris et les pleurs des enfants dans ses trains. Désormais, des moines bouddhistes seront placés dans les voitures et donneront des cours de relaxation aux voyageurs pour les aider à s’affranchir de la douleur et de l’énervement causés par les pleurs de ces enfants. Reportage.
Un enfant qui pleure dans un train et ce sont près de 70 voyageurs qui sont pris en otage, et autant d’usagers mécontents. Forte de ce constat, la SNCF mise sur le zen et l’enseignement de Bouddha pour aider les voyageurs. « Désormais, chaque rame de TGV ou de train sera équipée d’un moine bouddhiste en libre service à usage immédiat » a expliqué Guillaume Pépy lors d’une conférence de presse ce matin. Le président de la SNCF a expliqué que les moines avaient suivi une formation spéciale pour pouvoir intervenir en toute situation et à tout moment.
« Imaginez, vous faites Paris – Toulouse, vous êtes fatigués ou vous souhaitez travailler dans le calme, et un enfant se met à pleurer dans votre voiture. Que faire ? » souligne-t-il. « Avant, il fallait prendre votre mal en patience et serrer les dents, parfois aller aux toilettes et hurler votre rage, ou exprimer votre colère sur les réseaux sociaux ». Maintenant, un moine zen se déplacera à votre place et vous aidera à effectuer des gestes simples de relaxation et de calme pour vous aider à traverser cet océan de rancœur pour arriver à une mer de la tranquillité – toujours selon le mot du PDG.
Un partenariat spécial avec la fédération bouddhiste française a été signé, et dès les prochains grands départs en vacances, ce sont près de 700 moines zen qui seront présents dans les gares et les rames. Des moines qui seront aussi formés pour expliquer aux voyageurs, là aussi dans le calme et la quiétude, qu’il ne sert absolument à rien de se lever de sa place et de faire la queue dans le couloir de la voiture plus de 30 minutes avant l’arrêt total du train.
La Rédaction"
 
Pas sûr que les zens restent zen !
Et puis c'est pas bien de se moquer des plus faibles.
Mais çà produit de la sérotonine ... n'est ce pas monsieur Cymes ... mieux qu'un ricard
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Marcel, je vous ai entendu : un peu d'humour SVP !

18 Mai 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #humour bouddhiste

à l'occasion de la 101e publication ;

pour faire mentir le dernier commentaire de Marcel "horrible ce site" ;

après les sites :

adopteunmec.com

nadoptepasunebouddhiste.com

voilà une autodérision qui me va bien !

A quand la location, pourquoi pas curelouetout.com !

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Rohyngas : un député écrit à M6. OK mais quid des autres minorités maltraitées ?

15 Mai 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #rohingya, #violence bouddhisme, #birmanie, #Sri Lanka, #Asensi

Le député communiste François Asensi alerté par les twittos !
 
Cela serait censé me rassurer un député sur combien ? se préoccupe des violences faites aux minorités dans les pays bouddhistes.
 
"On ne peut passer sous silence les violations des droits de l’homme en Birmanie et au Sri Lanka"
 
 
Avant les élections des députés, j'avais fait part de mes interrogations à la permanence de mon député local sur certaines pratiques bouddhistes sur ma région ... c'était resté lettre morte !
A priori on ne toucherait pas au bouddhisme en France ?
Question qui ne préocupe pas grand monde pour le moment, c'est le moins que l'on puisse dire.
On a bien la Mivilude qui chasse les comportements sectaires aidée par d'autres organisations d'un côté et de l'autre on a plein de compassion dans les milieux scientifiques, CNRS, hôpitaux, organismes sociaux ... qui permet le développement d'idées bouddhistes en toute quiétude et avec l'apport financier des contribuables, sujet que je developperai plus tard !
 
Dernière précision monsieur de Député, au Bhoutan aussi il y a maltraitance sur 12 % de la population. Allez plus loin dans votre démarche !
 
Rohyngas : un député écrit à M6. OK mais quid des autres minorités maltraitées ?
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Explique-moi le bouddhisme : la prise de refuge (acte 1)

12 Mai 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #prise de refuge, #livres sur le bouddhisme, #bouddhisme tibétain, #esotérisme et sorcellerie bouddhiste, #manipulations spirituelles

La prise de refuge :
 
Dans le bouddhisme, pour les bouddhistes, la prise de refuge est un acte fondateur puisque sa signification et sa portée ésotérique sont le début d'une nouvelle vie ou plutôt l'abandon d'une vie "d'erreurs" passée dans une religion monothéïste (sans distinction). On change même notre nom : vous ne faites plus partie de votre ancien monde, de madame X... vous devenez madame Lac profond de sagesse (lol).
En occident, les sanghas locales font passer ce moment comme quelque chose de naturel quand on prend conscience de sa bouddhéïté. Le dalaï lama affirme même qu'on n'est pas ob ligé de laisser tomber son ancienne religion. A la limite c'est le non-bouddhiste qui devient un "ennemi" avec ses dérèglements du "moi", de son "non altruisme". Bref, ce que les ordres bouddhistes veulent faire passer comme un acte prolongateur de son intériorité n'est pas aussi désintéressé qu'ils voudraient bien nous le faire croire. Je ne suis pas tout-à-fait sûr que les engagements dans cette religion soient clairement définis et compris par les adeptes ou futurs adeptes. Il me semble bel et bien qu'il existe un tas de subterfuges qui leurrent le futur bouddhiste en herbe.
 
Si je vous énonce les cinq affirmations qui vont suivre :
 
  1. on prend refuge pour se mettre à l'abri du mal causé par des ennemis, des esprits méchants, des démons
  2. on prend refuge pour ne pas aller en enfer dans notre prochaine vie et briser le samsara
  3. on prend refuge auprès du lama gourou, le maître qui va vous conduire sur le sentier de l'illumination dans le saint dharma
  4. on prend refuge pour toute sa vie, voire pour les vies futures jusqu'à ce que l'on devienne bouddha
  5. on prend refuge pour cinq bonnes raisons :
    • pour adhérer aux nouvelles règles morales que l'on se voit imposer
    • se protéger (des hommes et des démons),
    • pour être protégé par les gardiens de la religion (les dharmapalas),
    • pour faire partie de la sainte communauté avec le triple joyau,
    • pour un meilleur karma.
Qu'en penser ?
 
Pour y arriver, il faut :
  • fréquenter une personne sainte
  • écouter le saint dharma
  • placer son esprit en harmonie avec le dharma.
Une fois dans cet état d'esprit, il ne faut en aucun cas fréquenter une autre déité non-bouddhiste et l'on ne suit plus les non-bouddhistes.
 
Bien entendu, il est vivement conseillé de faire des offrandes, tout ce qu'on mange, tout ce que l'on boit. On honore toutes les images de bouddha, toutes les lettres de l'alphabet dharmique et même un simple bout de vêtement de bodhisattva doit faire l'objet de vénération.
 
Pas la peine d'appeler le SAMU psy ! 
 
C'est ce que j'ai trouvé dans un fascicule distribué aux adeptes. Alors on peut se demander secte ou pas ?
Personnellement je dirai secte, au minimun comportements sectaires, puisqu'il est clairement défini que l'on doit rejeter la compagnie des non-bouddhistes, se consacrer entièrement à sa nouvelle religion - tiens, on m'avait soutenu que c'était une philosophie de vie ? - jusqu'à l'idôlatrie.
En plus les bienfaits de cette religion sont multiples, on n'est plus embêté par les démons - c'est vrai que les rues sont pleines de démons, surtout des bleus, parfois on les voient chevauchant leur monture en écrasant les restes humains de ses ennemis - 
Et puis on s'en remet au lama gourou, le Maître qui va vous accompagner dans vos vies futures en adoucissant les souillures kharmiques.
 
Bien sûr vous me prenez pour un débile et vous avez bien raison, mais voilà ce que l'on prône dans les groupuscules bouddhistes. On est bien loin des déclarations médiatiques softs et bien polissées qui ne sont faites que pour capturer "large" les âmes en peine et mieux les broyer, les contrôler dans ces groupuscules.
La preuve en image pour couper court à toute polémique

 

Couverture rajoutée le 24 mai 2014, parce qu'une fois encore, certain(e)s mettaient en doute la véracité de mes écrits.Couverture rajoutée le 24 mai 2014, parce qu'une fois encore, certain(e)s mettaient en doute la véracité de mes écrits.
Couverture rajoutée le 24 mai 2014, parce qu'une fois encore, certain(e)s mettaient en doute la véracité de mes écrits.Couverture rajoutée le 24 mai 2014, parce qu'une fois encore, certain(e)s mettaient en doute la véracité de mes écrits.

Couverture rajoutée le 24 mai 2014, parce qu'une fois encore, certain(e)s mettaient en doute la véracité de mes écrits.

En conclusion, si j'ai bien compris le sens profond de cet enseignement, je prends refuge auprès d'un lama gourou qui va me protéger des démons occidentaux, lui faire allégeance pour avoir une vie meilleure lors de ma prochaine réincarnation. Du moins c'est ce qui est écrit dans ce fascicule diffusé à plusieurs milliers d'exemplaires.
C'est vrai qu'à côté d'un lama gourou, un prêtre, un rabbin ou un iman, ils font pâle figure.
 
Merci à une ex-adepte bouddhiste pour ce document. Elle en est sortie un jour en se demandant encore aujourd'hui comment elle n'avait pas vu ces manipulations.
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Bouddhas ! hommes normaux ou extraterrestres ? (2)

8 Mai 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #birmanie, #humour bouddhiste

Bouddhas ! hommes normaux ou extraterrestres ? (2)

Photo trouvée au fil d'un surf.

On a beau dire et critiquer, cette photo fait très Mars Attack ...

Les couleurs, la lumière ambiante, les stupas qui ressemblent plus à des soucoupes et le chef du haut de son vaisseau ... une vraie armée d'invasion Goa'uld (Stargate) !

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Violences bouddhistes contre les Rohingyas

3 Mai 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #violence bouddhisme, #birmanie, #rohingya

Violences bouddhistes contre les Rohingyas

A découvrir absolument :

la mobilisation contre M6 qui "s'amuse" avec son Pékin express dans un pays plein de compassion ...

https://www.facebook.com/ContrePekinExpressBirmani?fref=ts

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Bouddhas ! hommes normaux ou extraterrestres ?

3 Mai 2014 , Rédigé par L'auteur Publié dans #ésotérisme bouddhique, #enseignements bouddha, #canon pâli, #bouddha

Fan de séries de science-fiction, quand je lis les textes bouddhistes,
je me pose vraiment la question :
 
Homme ou extraterrestre ?

 

Dans la représentation que les adeptes bouddhistes se font des bouddhas et qui est largement diffusée par la sangha, nous sommes en face "d'êtres merveilleux" qui ne ressemblent plus beaucoup à un homme.
Il existe toute une panoplie de signes distinctifs. Pas étonnant qu'ils se fassent appeler "êtres supranormaux", terme que l'on retrouve très fréquemment dans les sites bouddhistes - en opposition avec ma médiocre enveloppe charnelle -.
Personnellement, je suis dubitatif : avoir comme "guide" un mec (ou plusieurs mecs) aussi mal foutu ... soit c'est un extraterrestre qui parasite le corps d'un homme pendant quinze générations pour finalement prendre sa forme finale lors de sa dernière vie, soit il souffre de maladies orphelines.
Tout d'abord, les 32 signes majeurs excellents du corps éveillé d'un bouddha :

 

  1. La plante de ses pieds est ornée d'une roue à 1 000 rayons, car il a toujours honoré et accompagné son maître ; la paume de ses mains est ornée de la même manière, car il a pratiqué la générosité de manière pure et parfaite.
  2. La plante des pieds d'un bouddha est aussi lisse que la carapace d'une tortue, ce qui la rend fermement ancrée au sol. Cela reflète la fermeté qu'il a toujours eue dans sa pratique du Dharma et dans la garde de ses engagements.
  3. Les doigts et les orteils d'un bouddha sont reliés par un filet de lumière blanche; cela lui vient du fait d'avoir pratiqué les quatre manières d'influencer positivement les autres: agir généreusement afin qu'ils désirent recevoir les enseignements; parler chaleureusement afin qu'ils nous suivent; travailler pour leur bien-être et mettre en pratique ce que l'on enseigne.
  4. Peu importe son âge, la peau d'un bouddha demeure lisse et douce et n'est pas ridée, telle celle d'un enfant qui boit encore le lait au sein de sa mère. Cela reflète la constante générosité qu'il a eue en nourrissant les autres.
  5. Sept parties de son corps sont arrondies et légèrement en relief: le dessus de ses deux mains, de ses pieds, de ses épaules et l'arrière de son cou. Cela provient non seulement de sa générosité en terme de nourriture, mais aussi d'autres belles possessions, telles des vêtements de bonne qualité.
  6. Ses doigts et ses orteils sont extrêmement longs, car il a sauvé des animaux alors qu'ils allaient être tués.
  7. Ses talons dépassent largement de ses pieds, car il a fait tout son possible avec compassion pour aider les autres, sauver leur vie et leur procurer le confort.
  8. Le corps d'un bouddha est très droit et mesure sept coudées (3,2 mètres); cela lui vient du fait d'avoir complètement abandonné le meurtre de toute créature que ce soit.
  9. Ses coudes et ses rotules ne sont pas protubérants, car il a mené à terme les six perfections en les pratiquant intensément.
  10. Les poils de son corps pointent vers le haut, car il a entrepris les pratiques vertueuses et a inspiré les autres à faire de même.
  11. Ses mollets sont bien courbés, tels les pattes d'une antilope. Cela provient de son admiration et de sa maîtrise complète de l'astrologie, de la médecine et des arts, ainsi que leur utilisation au profit des autres.
  12. Les bras d'un bouddha sont extrêmement longs: lorsqu'il est assis en tailleur, les coudes à ses côtés, ses mains recouvrent ses genoux et ses doigts touchent son siège (ou le sol). La raison à cela est qu'il n'a jamais laissé un mendiant partir les mains vides.
  13. Son organe secret est reclus et demeure dissimulé, car il n'a jamais révélé ses engagements secrets et qu'il a abandonné toute activité sexuelle.
  14. Sa peau est lumineuse et de couleur dorée, car il a offert des sièges confortables aux autres.
  15. Sa peau est également aussi fine et impeccable que de l'or pur, car il a procuré aux autres un hébergement d'excellente qualité.
  16. Chacun des poils d'un bouddha courbe vers la droite et un seul poil pousse par pore de sa peau. Cela est dû à son abandon du vagabondage mental, du travail mondain éreintant et de la confusion tumultueuse.
  17. Il est doté d'un poil blanc tel un trésor qui est courbé vers la droite, situé entre ses deux sourcils; ce poil, s'il est étiré, couvre une immense distance et revient à sa position naturelle par la suite. Un des signes les plus difficiles à obtenir, il provient d'avoir respecté du plus profond de son cœur et d'avoir porté au sommet de sa tête ses supérieurs – maîtres, parents, etc. – ainsi que d'avoir aidé les autres à obtenir de meilleures renaissances.
  18. Le torse d'un bouddha élargit progressivement, tel celui d'un lion. Cela vient du fait qu'il n'a jamais humilié ou méprisé les autres, peu importe leur rang social, leur sexe, leur race, etc. Cela provient aussi du fait de n'avoir jamais insulté les autres en public ou en privé ou d'avoir dénigré leurs croyances religieuses.
  19. Le dessus de ses épaules est arrondi et rejoint parfaitement son coup, sans que les veines ne soient visibles. Cela est dû au fait qu'un bouddha a félicité et encouragé les autres gratuitement.
  20. La région entre l'épaule et la clavicule est ronde, remplie de chair et sans creux, car un bouddha a donné aux autres des médicaments et de la nourriture.
  21. Un bouddha possède une faculté gustative spéciale, qui fait que peu importe la nourriture qu'on lui donne, elle est délicieuse. Cela est la cause d'avoir aidé les nécessiteux, les personnes âgées, les infirmes et les malades, particulièrement ceux que les autres trouvent repoussants.
  22. Le corps d'un bouddha est aussi imposant et bien proportionné qu'un arbre Bodhi arrivé à pleine maturation. Cela provient d'avoir construit des jardins publics et des parcs pour le bénéfice des autres ainsi que d'avoir encouragé les autres à faire de même.
  23. Il a une protubérance au sommet de la tête, faite de chair irradiante, arrondie et courbée vers la droite. Vue de loin, elle paraît mesurer quatre centimètres, mais en l'observant de près, elle ne peut être mesurée. Ce signe est le plus difficile à accomplir et il est dû au fait d'avoir toujours visualisé le maître spirituel au sommet de sa tête ainsi que d'avoir visité les temples et monastères et d'y avoir fait des pratiques spirituelles.
  24. La langue d'un bouddha est extrêmement longue et peut toucher le sommet de sa tête, ses yeux et sa poitrine. C'est le résultat d'avoir toujours parlé gentiment aux autres avec des paroles d'encouragement et de les avoir traités avec autant de douceur qu'une mère animale qui lèche ses petits.
  25. Sa voix est aussi mélodieuse qu'un chant d'oiseau volant sans effort ou celle d'un brahman qui libère temporairement les êtres de tous leurs problèmes. Cette faculté est atteinte après avoir communiqué le Dharma dans le langage particulier de chaque être sensible.
  26. Ses joues sont rondes et pleines comme celles d'un lion, car il a complètement abandonné le bavardage futile et insensé.
  27. Ses canines sont d'un blanc encore plus brillant que ses autres dents, parce qu'il a fait des louanges particulières et a montré du respect aux bouddhas et bodhisattvas.
  28. Ses dents sont de longueur égale, parce qu'il a abandonné les moyens d'existence frauduleux et agit toujours de manière honnête.
  29. Ses dents sont parfaitement alignées et droites, sans trou entre elles. Cela est dû au fait qu'il a parlé honnêtement depuis un nombre incalculable d'éons et qu'il a toujours été honnête et droit avec les autres.
  30. Il a quarante dents, vingt en haut et vingt en bas, car il a abandonné les paroles qui divisent et qu'il a toujours travaillé à l'harmonie et à l'unité des autres.
  31. Les parties noire et blanche des yeux d'un bouddha sont claires et distinctes, sans décoloration rouge ou jaune, parce qu'il a regardé les autres avec les yeux de la compassion, travaillant à leur bien-être et s'est préoccupé de tous également, peu importe leur degré de souffrance.
  32. Ses cils sont beaux et longs, tels ceux d'un taureau, où chaque cil est distinct. Cela provient du fait qu'il a regardé les autres sans attachement, aversion ou ignorance et qu'il a travaillé avec énergie afin d'atteindre la vaste sagesse discriminant entre le bien et le mal.
Les 80 marques mineures excellentes du corps éveillé d'un bouddha

1. Ses ongles sont de couleur cuivrée
2. Ses ongles sont luisants
3. Ses ongles sont surélevés
4. Ses ongles sont circulaires
5. Ses ongles sont larges
6. Ses ongles sont pointus
7. Ses veines ne sont pas visibles
8. Ses veines sont libres de nœuds
9. Ses chevilles ne sont pas protubérantes
10. Ses pieds ne sont pas inégaux
11. Il a la démarche d'un lion
12. Il a la démarche d'un éléphant
13. Il a la démarche d'une oie
14. Il a la démarche d'un taureau
15. Sa démarche tend vers la droite
16. Sa démarche est élégante
17. Sa démarche est ferme
18. Son corps a une belle forme
19. Son corps a l'air d'avoir été poli
20. Son corps est bien proportionné
21. Son corps est propre et pur
22. Son corps est lisse
23. Son corps est parfait
24. Ses organes sexuels sont pleinement développés
25. Son corps est édifiant et digne
26. Ses pas sont réguliers
27. Ses yeux sont parfaits
28. Il est jeune
29. Son corps n'est pas creux
30. Son corps est large
31. Son corps est très agile
32. Ses bras et ses jambes sont bien proportionnés
33. Sa vision est claire et n'est pas floue
34. Son corps possède de belles courbes
35. Son abdomen est parfaitement modéré
36. Son abdomen n'est pas long
37. Son abdomen n'est pas gonflé
38. Son nombril est profond
39. Son nombril oriente vers la droite
40. Il est parfaitement beau
41. Ses habits sont propres
42. Son corps est sans grain de beauté ou décoloration
43. Ses mains sont douces comme du coton
44. Les lignes des paumes de ses mains sont claires
45. Les lignes des paumes de ses mains sont profondes
46. Les lignes des paumes de ses mains sont longues
47. Son visage n'est pas trop long
48. Ses lèvres sont d'un rouge cuivré
49. Sa langue est souple
50. Sa langue est mince
51. Sa langue est rouge
52. Sa voix est comme le tonnerre
53. Sa voix est douce et tendre
54. Ses dents sont arrondies
55. Ses dents sont aiguisées
56. Ses dents sont blanches
57. Ses dents sont égales
58. Ses dents sont effilées
59. Son nez est proéminent
60. Son nez est propre
61. Ses yeux sont grands et clairs
62. Ses cils sont épais
63. Les parties noire et blanche de ses yeux sont bien définies
et sont telles les pétales d'un lotus
64. Ses sourcils sont longs
65. Ses sourcils sont lisses
66. Ses sourcils sont doux
67. Ses sourcils sont garnis uniformément
68. Ses mains sont longues et vastes
69. Ses oreilles sont d'égale grandeur
70. Sa faculté auditive est parfaite
71. Son front est bien formé et bien défini
72. Son front est large
73. Sa tête est très grande
74. Ses cheveux sont aussi noirs qu'un bourdon
75. Ses cheveux sont épais
76. Ses cheveux sont doux
77. Ses cheveux ne s'emmêlent pas
78. Ses cheveux ne sont pas hirsutes
79. Ses cheveux sont odorants
80. Ses mains et ses pieds sont marqués de symboles de bon augure tels le nœud sans fin et la swastika
Les soixante qualités de la parole éveillée d'un bouddha
 
  1. La parole éveillée est souple. Telle l'eau qui peut couler partout, humidifier la terre et donner la vie aux plantes, la parole du bouddha pénètre les oreilles de tous selon les aspirations propres à chacun. Elle contribue à développer les mérites des êtres vers l'état de libération, d'éveil ou toute autre progression spirituelle adéquate.
  2. Elle est douce. Tout comme le contactde doux vêtements divins procure d'agréables sensations physiques, entendre la douce parole d'un bouddha procure une sensation agréable à l'esprit.
  3. Elle touche directement l'esprit, car elle indique comment notre conscience doit appréhender la claire signification des deux vérités, de la production interdépendante, etc.
  4. Elle est exquise, car elle est parlée sans erreur grammaticale ou de manière ridicule.
  5. Elle est parfaite, car la principale condition de sa manifestation est la sagesse primordiale qui réalise la totalité des phénomènes.
  6. Elle est immaculée, car elle est parlée sur laase de l'abandon des perturbations mentales racines et secondaire ainsi que leurs empreintes.
  7. Elle est claire, car elle n'utilise jamais de mots ou d'expressions méconnus des gens ordinaires.
  8. Elle est harmonieuse à l'oreille, car elle a le pouvoir de vaincre les vues extrêmes.
  9. Elle est digne d'écoute, car elle procure à son auditeur la détermination de se libérer du samsara en accomplissant ce qui a été dit.
  10. Elle ne peut être discréditée, car elle ne peut être surpassée et aucune faille ne peut y être décelée lors d'un débat.
  11. Elle est plaisante, car elle apporte le bonheur à celui qui l'écoute.
  12. Elle discipline, car elle permet de contrôler ses propres émotions négatives en désignant les antidotes aux trois poisons de l'esprit.
  13. Elle n'est jamais dure, car elle n'utilise jamais de méthodes violentes ou extrêmes pour libérer du samsara. Elle enseigne des méthodes modérées qui apportent le bonheur dans cette vie et dans les vies futures.
  14. Elle n'est pas cruelle, car elle n'est pas sans méthode pour libérer des fautes commises. Elle n'enseigne pas d'enfer éternel, mais plutôt des méthodes pour purifier les négativités.
  15. Elle discipline complètement, car elle enseigne les trois types de véhicules destinés à différents types de motivations et de capacités.
  16. Elle est agréable à entendre, tellement que nos oreilles y sont automatiquement captivées, sans errance mentale.
  17. Elle rafraîchit le corps, car en l'entendant notre esprit atteint un calme mental,source de sensation physique agréable.
  18. Elle rafraîchit l'esprit en éliminant les doutes et l'inconfort.
  19. Elle rend le cœur joyeux, car en définissant les phénomènes de manière générale et spécifique, elle élimine l'ignorance à leur sujet.
  20. Elle génère le bonheur et la félicité, car en enseignant la nature conventionnelle et ultime des phénomènes, elle libère des vues erronées et apporte la vue juste de la réalité.
  21. Elle ne laisse jamais désappointé, parce qu'en réfléchissant et en méditant sur ce qui a été entendu, le résultat qui a été décrit et qui est recherché sera accompli et il n'y aura aucun regret d'avoir écouté ou entendu cet enseignement.
  22. Elle est digne d'être connue totalement, car en l'écoutant on peut développer et obtenir la sagesse provenant de l'écoute.
  23. Elle est digne de rassembler tous ses détails pour en comprendre le sens, car en réfléchissant à la valeur de sa signification par les quatre types de raisonnement, les causes pour développer la sagesse provenant de la réflexion seront obtenues. Les quatre types de raisonnement sur le Dharma sont 1) la dépendance, 2) la fonctionnalité, 3) l'établissement par le raisonnement et 4) la nature des phénomènes.
  24. Elle est claire dans tous ses aspects, car elle enseigne le Dharma sans attitude d'avarice envers les enseignements, elle ne se limite pas seulement aux mots sans en expliquer le sens, etc.
  25. Elle rend heureux, car en la suivant, les arhats peuvent atteindre le nirvana et les bodhisattvas atteindre l'éveil.
  26. Elle encourage, car elle inspire quiconque n'a pas encore réalisé la nécessité de s'engager dans ce qui a été expliqué afin d'accomplir ses propres objectifs.
  27. Elle permet de tout connaître, car elle démontre ce qui est inimaginable (ce qui ne peut être compris conceptuellement), tel la vacuité, les subtilités de la loi du karma, les objets de connaissance de la sagesse primordiale d'un bouddha, les pouvoirs des mantras, etc.
  28. Elle permet de rassembler les détails pour donner du sens, car elle démontre sans erreur ce qu'il est possible d'imaginer (par la pensée conceptuelle), tels les cinq agrégats, les dix-huit éléments, les six perfections, etc.
  29. Elle est logique, car elle est parfaite sur les trois points d'analyse : la connaissance directe valide, la déduction valide et ses propres affirmations précédentes ou suivantes ne peuvent la contredire.
  30. Elle est pertinente, car elle n'enseigne que ce qui est bénéfique à celui qui écoute.
  31. Elle est libre de redondance ou de répétition inutile; même si elle prononce des synonymes, ils ont tous une raison d'être, telle que de générer une meilleure compréhension chez les êtres.
  32. Elle est comme le puissant rugissement du lion, car elle terrifie les extrémistes qui voudraient proclamer leurs vues contraires.
  33. Elle est comme le divin barrissement de l'éléphant, n'étant jamais hésitante ou gênée de parler.
  34. Elle est comme le son tonitruant du dragon, produisant un son d'une étendue difficile à imaginer.
  35. Elle est comme la voix du roi des nagas, si majestueuse et noble que tous l'écoutent.
  36. Elle est comme la voix mélodieuse des musiciens célestes (gandharvas); rien n'est plus doux ou plus agréable à entendre.
  37. Elle est comme l'appel mélodieux d'un oiseau ancien; elle passe d'un sujet à un autre sans interruption et même lorsqu'elle a terminé de parler, on désire fortement l'entendre à nouveau.
  38. Elle est comme la voie mélodieuse du grand Brahma, car elle résonne clairement et fort pour une longue période.
  39. Elle est de bon augure tel le chant d'un ancien faisan, car elle indique que nous accomplirons nos objectifs mondains et supramondains.
  40. Elle est autoritaire telle les commandes d'Indra, car personne n'osera la transgresser.
  41. Elle est comme le son d'un tambour de guerre, nous menant vers la victoire sur les perturbations mentales et les vues extrêmes.
  42. Elle est libre d'orgueil, car quand un bouddha parle, même si on le complimente et qu'on lui adresse des louanges, il n'a pas le sentiment d'être supérieur.
  43. Elle est libre de sentiments de découragement, car il n'est jamais désespéré si quelqu'un critique sa parole ou ses enseignements.
  44. Elle pénètre tous les temps, car elle révèle le passé, le présent et prophétise le futur.
  45. Elle n'est jamais saccadée et ne manque jamais de mots. Un bouddha n'est jamais fatigué; il n'oublie ou n'omet donc aucun mot pour cause de fatigue.
  46. Elle ne laisse jamais rien d'incomplet, car un bouddha travaille à tout moment pour le bien des autres et n'abandonne aucune tâche en ce sens.
  47. Elle est libre de sentiment d'inaptitude, car quand un bouddha explique le Dharma, il n'a pas peur ou manque de confiance en soi et ne se demande pas: «Si je débats avec une personne à la vue erronée, peut-être ne pourrai-je pas prouver mon point de vue?»
  48. Elle est libre de sentiments incontrôlables de désir ou d'aversion, car un bouddha a vaincu tous les ennemis internes et n'a donc aucun attachement envers la réputation, les cadeaux, etc.
  49. Elle est extrêmement joyeuse, car plus un bouddha explique, plus il est libre de fatigue mentale et physique.
  50. Elle est pénétrante, car comme il maîtrise les cinq champs de connaissance, ses explications du Dharma y sont reliées et y concordent bien. Les cinq sciences sont: 1) les arts, 2) la médecine, 3) les langues et la grammaire, 4) la logique et 5) la connaissance exceptionnelle de soi.
  51. Elle stimule le développement, car elle est bénéfique autant à ceux qui ont besoin de faire naître un potentiel positif en eux qu'à ceux qui ont déjà ce potentiel mais qui désirent le développer.
  52. Elle est continue, car un bouddha ne fait jamais de pause, ne manque jamais de mots (par exemple: euh…) et n'est jamais fatigué lorsqu'il explique le Dharma.
  53. Elle est interconnectée. Un bouddha n'explique pas quelque chose hors contexte; il donne plusieurs explications et des exemples tous reliés.
  54. Elle inclut tous les langages. Bien qu'un bouddha, lorsqu'il parle, utilise un langage d'une nature unique, chaque être sensible (humain, dieu, animal, etc.) comprend ses paroles dans son langage respectif.
  55. Elle est adéquate et satisfait les facultés de chacun. Quand un bouddha enseigne, chaque personne, selon sa concentration, son intelligence, sa foi, etc. y puise quelque chose qui l'aide et qui le satisfait.
  56. Elle ne peut pas être prise en faute, car un bouddha ne trahit jamais ses promesses. De plus, chaque enseignement du bouddha, s'il est mis en pratique, peut être concrétisé.
  57. Elle ne dévie jamais, car dès que le continuum mental d'un être est prêt à être mené à maturation, la parole éveillée s'y rendra pour le porter à maturation sans perdre un instant.
  58. Elle n'est jamais précipitée et confuse, mais toujours ferme et calme. 
  59. Elle résonne chez tous ceux qui lui sont proches; peu importe la distance, chaque personne entend sa voix aussi clairement que s'il était assis face à lui.
  60. Elle donne un aspect suprême à chaque phénomène, car en expliquant le Dharma, elle peut prendre comme exemple tout phénomène existant et l'expliquer en faisant un lien.
     
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