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Le Tibet décrit par le Dalaï Lama est un tissu de mensonges, estime un enseignant luxembourgeois

24 Juillet 2016 , Rédigé par wang888.dkynetblogs.be Publié dans #actualités bouddhistes, #bouddhisme tibétain, #Dalaï Lama, #géopolitique bouddhisme, #impostures bouddhistes, #propagande bouddhiste, #tibet

 

" Le Tibet tel que dépeint par le Dalaï Lama au reste du monde est un tissu de mensonges, affirme l'enseignant luxembourgeois Albert Ettinger à l'issue de six années d'études intensives.
Auteur de deux livres, "Le Tibet libre ?" et "Combat pour le Tibet", respectivement publiés en allemand en 2014 et 2015 aux éditions francfortoises Zambon, M. Ettinger est parvenu à présenter le vrai Tibet, celui d'hier et d'aujourd'hui, et à révéler les mensonges délibérément commis par le Dalaï Lama et ses partisans.
 
CE QUI A MOTIVE L'AUTEUR ?
 
"Je ne suis pas tibétologue, je suis enseignant dans le secondaire", a avoué M. Ettinger dans un récent entretien accordé à Xinhua à Luxembourg. "Ma première rencontre avec ce sujet date du moment où je me suis rendu compte que les passages sur le Dalaï Lama et le bouddhisme tibétain dans les manuels scolaires ne comportaient aucune critique, ce qui m'a indigné".
M. Ettinger s'est également dit très frustré lorsque des militants pour l'"indépendance du Tibet" ont tenté d'entraver les Jeux olympiques de Beijing en 2008, ce qui l'a alors poussé à faire des recherches poussées sur cette région.
"Les porteurs de la flamme olympique ont été attaqués aux Etats-Unis, en France et dans d'autres pays par des militants du 'Tibet libre'", a rappelé l'enseignant dans les préfaces de ses livres.
Son étude ne s'est pas fondée sur ses expériences personnelles au Tibet, mais sur les ouvrages et les documents de scientifiques très au fait du Tibet.
"Je préfère croire aux travaux de gens qui sont parfaitement au courant du sujet et qui ont séjourné sur place pendant de longues périodes, que par ceux qui ont voyagé au Tibet pendant deux semaines ou qui se sont contentés de parler à la population locale", a dit l'enseignant.
 
SUR QUOI LE DALAI LAMA A-T-IL MENTI ?
 
Les livres d'Albert Ettinger ne contiennent pas que ses propres points de vue. Il cite et présente en effet une grande quantité de récits et d'œuvres sur le Tibet écrits à travers le monde, tels que "Trois ans au Tibet" du moine japonais Ekaï Kawaguchi, ainsi que plus d'une centaine de photos, dont beaucoup issues des Archives fédérales allemandes (Bundesarchiv), afin de présenter des faits objectifs sur le Tibet à ses lecteurs.
Ce n'est pas trop difficile de déceler les mensonges du Dalaï Lama, a assuré M. Ettinger. C'est "toujours la même rengaine".
"Par exemple, le Dalaï Lama a déclaré que l'ancien Tibet n'était pas parfait, qu'il y avait des problèmes mais qu'en général, la société était bonne", a rappelé M. Ettinger. "Ca me fait toujours rire".
Une grande partie des faits reflète et confirme que le Tibet d'autrefois, une société de servage, était une société féodale pauvre et ignorante, accablée par de nombreux problèmes tels que la violence, les insultes, la discrimination sexuelle, a-t-il ajouté.
En outre, "la répression de la langue et de la culture du Tibet", clamée par le Dalaï Lama, est également un mensonge, a assuré Albert Ettinger. "On peut voir aujourd'hui que si les élèves tibétains apprennent bien les caractères chinois à l'école, le tibétain est toujours grandement employé parmi eux".
Le Dalaï Lama a constamment fait de la propagande en mêlant politique et religion, ceci dans une tentative évidente de réécrire l'histoire, a jugé le Luxembourgeois. "Le 'gouvernement tibétain en exil' n'a jamais réussi et n'a même jamais cherché à séparer la religion de la politique, parce que sinon il se serait lui-même dissous".
 
POURQUOI LE PUBLIC OCCIDENTAL A-T-IL MOINS D'ACCES AU VRAI TIBET ?
 
La plupart des ouvrages parus en Allemagne sur le Tibet sont en faveur du Dalaï Lama et beaucoup d'ONG allemandes voient en lui l'incarnation d'une "religion libre". En réalité, ils sont ignorants des faits élémentaires sur le Tibet, a déploré Ronald Koch, l'éditeur des livres de M. Ettinger.
Le sinologue et ethnologue allemand Ingo Nentwig a fortement apprécié deux nouveaux livres sur le Tibet écrits par le Luxembourgeois Albert Ettinger, qui aident selon lui à explorer le "mythe du Tibet" très répandu en Occident.
Les livres de M. Ettinger sont "d'excellents exemples de littérature pédagogique dans le meilleur sens du terme" et "peuvent être recommandés sans réserve à tous ceux qui s'intéressent au Tibet", a indiqué M. Nentwig dans une interview écrite accordée récemment à Xinhua.
Selon lui, les deux livres de M. Ettinger "Libérer le Tibet?" et "La lutte pour le Tibet" figurent parmi les rares livres en allemand qui disent la vérité sur l'histoire et la politique du Tibet.
La plupart des livres en allemand sur le Tibet parle de religion, d'alpinisme ou de tourisme, tandis que le reste aborde l'histoire ou la politique actuelle du Tibet presque exclusivement d'un point de vue plus ou moins proche de ce que l'on appelle "gouvernement tibétain en exil", a noté M. Nentwig.
Dans ce contexte, M. Ettinger, enseignant et germaniste, "a fait quelque chose qui était vraiment attendu depuis longtemps, et que l'on aurait attendu d'un spécialiste du Tibet", a estimé M. Nentwig.
Dans "Libérer le Tibet?", M. Ettinger évoque le Tibet ancien et traditionnel jusqu'à la rébellion manquée de l'aristocratie féodale et cléricale en 1959. Selon M. Nentwig, l'auteur cherche à dissiper le "mythe sur le Tibet" très répandu dans les pays germanophones, qui décrit le vieux Tibet comme une société pacifique, harmonieuse, heureuse et non violente, une sorte de paradis où règnent la religion et la félicité, sans stress ni agitation.
Cette image de la société tibétaine traditionnelle, qui est bien éloignée de la réalité, est répandue "principalement à cause de la propagande des séparatistes tibétains et des journalistes crédules et ignorants qui acceptent de diffuser ces absurdités", a expliqué M. Nentwig.
"Maintenant, M. Ettinger s'est donné la peine de revoir la littérature tibétaine des 200 dernières années [...]. Il a trouvé et démontré de manière convaincante que la vérité n'est pas du tout cachée dans ces livres", a relevé M. Nentwig.
"De toute évidence, les représentants du 'mythe tibétain' lisent de manière sélective et dissimulent systématiquement les faits qu'ils ne peuvent nier même avec la meilleure volonté. Les nombreux partisans qui sont tombés dans le piège des propagandistes ne semblent pas lire les livres qu'ils ont sur l'étagère", a-t-il ajouté.
La vérité est que l'ancien Tibet était "une société dominée par la pauvreté, la misère et la violence, gouvernée par un système dégénéré de tyrannie politique, une incarnation institutionnalisée de l'injustice et de l'inégalité systématiques, autrement dit, un 'enfer sur terre'", a affirmé M. Nentwig.
Dans "La lutte pour le Tibet", l'auteur cherche à montrer au public germanophone, très fortement sympathique aux séparatistes tibétains en exil, une manière différente de voir le 'conflit tibétain'", a indiqué M. Nentwig.
M. Ettinger traite d'abord l'histoire du Tibet en vue de répondre à la question de savoir s'il est possible d'en conclure l'existence d'un droit à l'indépendance nationale, puis examine les campagnes politiques des exilés tibétains de 1959 jusqu'à nos jours pour répondre à la question de savoir s'il est bon de s'impliquer dans la "cause tibétaine", a précisé M. Nentwig.
D'un point de vue historique et politique, M. Ettinger révèle "le gigantesque tissu de mensonges" de la propagande des séparatistes tibétains exilés et "la crédulité et la superficialité du public occidental, trop heureux de se laisser exploiter pour servir leurs objectifs", a conclu M. Nentwig.
"Les Occidentaux connaissent le Tibet plutôt par le biais des médias. Cependant, les très grandes quantités de fictions sur le Tibet publiées dans ces pays-là n'ont rien à voir avec la réalité", a martelé M. Ettinger. Leurs auteurs "n'ont fait absolument aucune recherche factuelle".
La question tibétaine a été utilisée par les pays occidentaux, dont les Etats-Unis et l'Allemagne, pour provoquer des troubles en Chine, afin qu'elle se désintègre de l'intérieur, pas de l'extérieur, selon M. Koch.
"Il y a des gens dans le monde qui veulent affaiblir la Chine, non seulement économiquement, mais aussi politiquement", a approuvé Albert Ettinger.
En outre, le Dalaï Lama utilise souvent de la culture pop occidentale comme outil de propagande. Par exemple, le scénario du film hollywoodien "Kundun" a été supervisé par Dalaï Lama personnellement, quelques pop stars le soutiennent et le Tibet d'antan, a déclaré M.Ettinger. "Mais ils ne connaissent en réalité rien sur le Tibet".
Les livres de M. Ettinger ont déjà attiré des commentaires positifs auprès d'un grand nombre de lecteurs, dont certains leur accordent cinq étoiles sur Amazon.de.
Des projets de traduction des deux ouvrages en anglais sont en cours afin de permettre à davantage de personnes de s'informer sur le vrai Tibet, ont indiqué MM. Ettinger et Koch."
J'entends déjà les critiques : il puise ses sources dans un site pro-chinois !

J'entends déjà les critiques : il puise ses sources dans un site pro-chinois !

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Lhassa le 10 mars 1959 : émeutes tibétaines dirigées par la CIA ?

8 Octobre 2015 , Rédigé par L'auteur Publié dans #coup de gueule, #Dalaï Lama, #géopolitique bouddhisme, #impostures bouddhistes, #propagande bouddhiste, #guidoni rachel, #tibet, #tibet - Ville de nancy

le drapeau du Tibet flotte sur Nancy, mais quel est le symbolisme du dessin ?

le drapeau du Tibet flotte sur Nancy, mais quel est le symbolisme du dessin ?

Avertissement :
cet article a fait l'objet "d'un signalement d'abus du blog" auprès d'Overblog en date du 13 septembre et réitéré le 20 septembre 2015 par la conférencière.
On me reproche de citer son nom à plusieurs reprises et les accusations seraient sans fondements et totalement subjectives, voire victime de propos ouvertement diffamatoires.

J'ai légèrement modifié l'écriture du texte sans changer le fond de mes interrogations. A l'occasion, le texte a été enrichi par de nouvelles références notamment sur l'attitude du dalai lama qui corrobore mes intuitions.

Par contre je n'ai pas changé le curriculum vitae de la conférencière qui est consultable sur plusieurs sites web d'institutions ou elle exerce.

Sur la notion "...d'impossibilité de repliquer...", les liens contacts et commentaires ne sont ni bloqués ni censurés, encore faut-il les utiliser.

C'est bien connu, il y a l'Histoire et la petite histoire ... celle qui arrange certains intérêts, mais très rarement celle du Peuple.

Aujourd'hui c'était l'anniversaire du soulèvement du peuple tibétain contre les chinois mais qui a eu pour conséquences la fuite du dalaï lama vers l'Inde.

Alors on entend tout et n'importe quoi sur cet évènement, surtout du n'importe quoi. 

Nancy étant une ville particulièrement bienveillante vis-à-vis de tout ce qui touche au bouddhisme et au Tibet, je me suis rendu Place Stanislas à 18h. J'ai pu assister à la levée du drapeau tibétain sur l'Hôtel de Ville accompagnée d'une minute de silence sous l'impulsion de Mme Lucienne Redercher (9e adjointe à la Ville de Nancy, culture, intégration et Droits de l'Homme) accompagnée de Franck Pilcer (conseiller délégué à la culture et aux Droits de l'Homme) : "en commémoration aux massacres ...".

(en 2012 http://www.estrepublicain.fr/religion-et-croyance/2012/03/09/lhassa-sans-lasser)

Mais de quels massacres parle t-on ?

Les différentes sources pro chinoises ou pro tibétaine annoncent 75 à 80 000 morts.

Oui c'est l'horreur mais cela ne justifie pas la manipulation des chiffres ! 

A titre de comparaisons

  • le débarquement en Normandie coûta la vie à 37 000 soldats alliés, 80 000 soldats allemands et entre 20 000 à 50 000 civils (Henri Amouroux, La grande histoire des Français sous l'occupation, tome 8).
  • le massacre de Nanking, déc 1937 coûta la vie à 350 000 chinois en six semaines sans oublier les 80 000 femmes et enfants violés, mais ça on se demande pourquoi personne n'en parle ?
la minute de silence : 60 personnes se recueillent en souvenir d'une théocratie féodale chassée du pouvoir

la minute de silence : 60 personnes se recueillent en souvenir d'une théocratie féodale chassée du pouvoir

Puis j'ai assisté à un exposé de Rachel Guidoni, ethnologue, spécialiste du monde tibétain "De la culture tibétaine au Tibet aux sociétés tibétaines en exil".
Dans le cadre de son cursus universitaire trouvé sur les sites du CNRS (http://www.vjf.cnrs.fr/himalaya/fr/index.htm) d'Inalco (http://www.inalco.fr/)elle est impliquée dans pas mal d'activités sur la culture asiatique (http://www.sfemt.fr) : 
  • Doctorat d'ethnologie, Paris X-Nanterre, 2006 "Les reliques dans le monde tibétain"
  • DEA d'ethnologie, Paris X, 1999 
  • Maîtrise de tibétain, Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales), 1998 
  • Maîtrise d'ethnologie, Paris X, 1996 
  • Licence en tibétain, Inalco, 1996 
  • Licence d'ethnologie, Paris X, 1995
 
Contacts :
  • UPR 299 Centre d'Etudes Himalayennes, CNRS
    7 rue Guy Môquet
    94800 Villejuif CEDEx - France
    mail : rguidoni@hotmail.com
  • La bibliothèque de Paris
    22, avenue du Président Wilson 75116 Paris
    Tél.+ 33 (0)1.53.70.18.46
    mail : bibliotheque@efeo.net
  • Membre du conseil d'administration de la SFEMT (Société Française du Monde Tibétain)
  • Chargée de cours à l'INALCO, anthropologie et géographie 
  • page perso : rachel.guidoni.free.fr
     
Son exposé était simple et compréhensible. Personnellement je l'ai trouvé à charge contre les chinois surtout dans la partie historique. La place faite au dalaï lama m'a semblé trop importante. Elle a fait remarquer les changements qui apparaissent dans les jeunes générations tibétaines qui remettent en cause de plus en plus les vieux principes de non-violence entre autres.
 
Elle a employé la notion "... celui qui critique le dalaï lama est aussitôt taxé de manipulateur chinois". Ceci m'a fait beaucoup sourire parce que c'est exactement le terme que l'on emploie à mon encontre.
 
A la séance des questions, j'ai émis l'hypothèse que le peuple tibétain pourrait être le faire valoir d'un gouvernement religieux et féodal qui fait les frais d'une lutte entre les américains par le biais de la CIA et les chinois avec au milieu des religieux d'un autre âge qui profitent de la situation.
 
J'ai protesté contre la levée du drapeau tibétain sur la façade de l'hôtel de ville en affirmant son symbolisme religieux, un grondement de mécontentement s'est levé dans l'assemblée. Ce point à fait l'objet d'un article détaillé sur son histoire qui n'est pas très sympathique (surtout quand on critique la Marseillaise pour la violence de ses refrains !)
 
Autre sujet abordé dans la discussion et que l'on ne peut admettre : la manipulation des chiffres des immolations. Généralement présentées comme un sacrifice ultime rayonnant d'une aura magique sur notre planète, j'ai vivement contesté l'interprétation des chiffres, en effet 114 immolations mortelles ont été recensées depuis 1999. Parallèlement, on dénombre 25 immolations annuelles en France soit près de 400. Et là rien pas un mot.
Là où au Tibet c'est considéré comme un engagement politique, comment considérer le cas de la France ? Mais nous n'avons pas la chance d'avoir de la sorcellerie, de la magie, du chamanisme dans nos "hauts plateaux" qui apportent cette touche de mystère !
Au passage, côté imprécision, je suis dépassé.
 
Autre interprétation des chiffres, on parle de 127 000 réfugiés tibétains (chiffres qui seraient sous-estimés selon certaines sources). C'est une statistique officielle émanant des services du dalaï lama, alors pourquoi la mettre en doute ? Dans ce cas, il faut travailler sur les données pour essayer de publier des chiffres les plus proches de la réalité. Et puis, pourquoi mettre en doute le travail de ces chers "sages tibétains" ? Ne seraient-ils pas de confiance ?
Au passage, côté imprécision, je suis encore dépassé.
 
Il serait intéressant d'étudier pourquoi sur 100 000 citoyens bhoutanais expulsés comme des malpropres de leur pays en 1980 dans une véritable épuration ethnique menée par les autorités bouddhistes, il reste 30 000 réfugiés à accueillir
et !
pourquoi sur 127 000 refugiés tibétains, la question n'est toujours pas réglée depuis 57 ans ?
 
Je suis à peu près sûr qu'une fois encore, les autorités religieuses tibétaines manipulent encore et encore le peuple comme faire valoir à leur contestation planétaire et entretiennent cet état d'exclus de leur pays. Mais bien entendu, ce n'est pas le cas des riches marchands et monastiques qui montrent tous des signes de profitabilité de la vie occidentale.

Ici s'enrichit ma réflexion d'un excellent article d'Anne-Sophie Bentz (http://www.cairn.info/revue-relations-internationales-2010-1-page-111.htm) et plus particulièrement l'hypothèse suivante "... Le Dalaï-Lama se rattache en effet à l’espoir que les réfugiés tibétains qui vivent au sein de communautés homogènes seront plus à même de pouvoir maintenir l’identité du groupe, c’est-à-dire, ici, l’identité du peuple tibétain...

... Christiaan Klieger propose une explication convaincante de la propagation du mythe par les sociologues, anthropologues et tibétologues. D’après lui, ils appartiennent à la machine de propagande du gouvernement tibétain en exil, en ce qu’ils servent d’instances de légitimation."

Son affirmation est forte : "machine de propagande"

Quelle réponse donner au fait qu'un homme aussi intelligent que le dalaï lama n'ai pas trouvé une solution depuis 60 ans et que si les réfugiés étaient intégrés comme le sont les bhoutanais (difficilement certes), ce même dalaï lama n'aurait plus aucun argument auprès des occidentaux pour venir se plaindre comme il sait bien le faire ! Il n'aurait plus "mon peuple" pour jouer les martyrs [Mon pays et mon peuple. Mémoires, 1999, Olizane, (ISBN 2-88086-018-0)

Alex McKay, tibétologue néozélandais écrit "la grand majorité des réfugiés étaient des riches" ce qui est confirmé "par un pourcentage disproportionné des classes supérieures, noble comme monastique". 

Alex McKay, General Introduction, in The History of Tibet [archive], vol. 1, The early period: to c. AD 850: the Yarling Dynasty, p. 9 : « These exiles came from all over Tibet, and from all sections of society, although including a disproportionate percentage of the nobility and the monastic elites ».
 
Aujourd'hui, cette disparité est exacerbée par le fait que l'argent coule à flot dans les camps de réfugiés tibétains, aussi bien par le canal des subventions et aides en tous genres de la part de la communauté internationale mais aussi par un tourisme florissant.
En conclusion
 
Monsieur le Maire Laurent Hénart
 
J'ai assisté à une parade surréaliste mélant déni politique, mensonges par omission, imprécisions de tous côtés. C'était une critique à charge d'un système chinois certes peu recommandable mais face à la manipulation du dalaï lama et de ses sbires, on peux affirmer que le peuple tibétain exilé est bien mal parti parce qu'il ne sert que les intérêts d'une minorité politique et religieuse.
 
Je suis aussi étonné que la Ville de Nancy participe à ce genre de manifestation sans imposer des règles d'équité sur les propos tenus.
 
Oui que l'on défende une population malmenée, mais dans les pays bouddhistes les violences sont telles vis-à-vis des plus faibles qu'il serait équitable de prendre en compte toutes les violences et non pas de défendre involontairement les intérêts d'une théocratie déchue.
 
Par exemple, la Sorbonne a fait une exposition photographique sur les refugiés bhoutanais, il serait équitable d'inviter le photographe à exposer son travail.
 
Qu'en pensez vous ?
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Pourquoi le "Drapeau tibétain" n'a pas à être accroché sur nos mairies

11 Mars 2015 , Rédigé par L'auteur Publié dans #actualités bouddhistes, #bouddhisme tibétain, #coup de gueule, #Dalaï Lama, #impostures bouddhistes, #propagande bouddhiste, #tibet, #rachel guidoni, #tibet nancy

Origine : sous l'empereur Songten Gampo, XIIe siècle ap J.C., différentes versions portant toutes les symboles du lion des neiges équipaient l'armée forte de 3 000 000 d'hommes
 
Drapeau au lion des neiges : fin du XVIIe siècle, il devient drapeau militaire.
Ici version 1920-1925 (© Sémhur / Wikimedia Commons, via Wikimedia Commons)
 
Influence japonaise : en 1912-1916, le moine bouddhiste japonais Aoki Bunkyo* aurait incorporé le motif de l'étendard** de l'armée impériale japonaise, tristement connu.
*(http://fr.wikipedia.org/wiki/Aoki_Bunkyo **(Par Thommy [Public domain ou Public domain], via Wikimedia Commons)
 
Forme définitive : devenu l'emblème officiel du gouvernement du Tibet en 1916 sous le 13e dalaï lama thubten gyatso pour "affirmer l'unité et souveraineté du peuple tibétain" (affirmation trouvée sur info-tibet à vérifier ! sûrement biaisée).
 
Drapeau interdit : en 1959 par les autorités chinoises, il est devenu le drapeau du gouvernement tibétain en exil.
 
Les évolutions : pour arriver au drapeau actuel.  Apparu dans les années 1930, plusieurs témoignages (le wafenSS Heinrich Harrer, Phuntsok Wangyal, fondateur du PC tibétain) montrent que le drapeau était bien un drapeau militaire et en n'aucun cas le drapeau d'une nation.
(Bundesarchiv, Bild 135-S-11-07-17 / Schäfer, Ernst / CC-BY-SA [CC BY-SA 3.0 de
ici une version sans soleil levant lors d'un défilé à Potala en 1938
 
En 1947, le drapeau prend sa forme actuelle lors de la conférence panasiatique pour l'indépendance de l'Inde. Comme les représentants du Tibet n'avait pas de drapeau officiel, les britanniques hissèrent  un drapeau militaire tibétain et apposèrent un emblème circulaire sur l'estrade de la conférence.

(Nehru Memorial Museum/India [Public domain], via Wikimedia Commons)

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4c/Mr-sampho-theijis-speech.jpg

Drapeau brandi sur la place Stanislas Nancy et détail des symboles religieux

Drapeau brandi sur la place Stanislas Nancy et détail des symboles religieux

Oui ce drapeau est le symbole d'une religion bouddhiste tibétaine et est abusivement présenté comme le symbole de la lutte tibétaine ou plus précisément des 127 000 réfugiés, composés essentiellement de la diaspora et des monastiques.

 

Détaillons la symbolique cachée et la manipulation qui en découle :

(extrait d'un ouvrage scolaire édité par le "Tibetan Cultural Printing Press" de Dharamsala en 1989)
  1. La montagne enneigée au centre symbolise la terre du Tibet, bien connue comme étant le "Pays aux Monts Enneigés".
  2. Les rayons rouges représentent les six tribus à l'origine du Tibet : Sé, Mou, Dhong, Tong, Drou et Ré.
  3. L’alternance des rayons rouges (symbolisent les ancêtres) et des rayons bleus foncés (symbolisent le ciel), symbolisent l’incessante activité bénéfique continue des protecteurs noirs et rouges (dieux et déités) qui ont depuis les temps très anciens sauvegardé l’autorité religieuse et politique du pays, préservant ainsi l'harmonie spirituelle et séculière.
  4. Les rayons émanant du soleil qui se lève au-dessus de la montagne enneigée représentent ce dont jouit le peuple tibétain : la liberté, la prospérité, le bonheur matériel et spirituel.
  5. Les deux lions des neiges à leurs crinières flamboyantes montrent qu'ils ignorent la peur. Ils symbolisent réussite sociale et spirituelle du pays.
  6. Les trois joyaux suggèrent la vénération indestructible du peuple tibétain envers les "Trois Joyaux" : le Bouddha, son Enseignement et la Sangha.
  7. Les lions des neiges tiennent le disque représentant le joyau de la joie, qui est de deux couleurs, en tourbillon faisant référence à l’éthique observée selon les grandes traditions bouddhistes : abandon des "10 actions non-vertueuses", respect de la morale sociale des "16 règles civiques" édictée par l'empereur Songtsen Gampo
  8. La bordure jaune (semblable à l'or le plus pur) symbolise la diffusion tout azimuth et le développement des enseignements du Bouddha en un temps et un espace illimités.

Il en va de mon petit commentaire. En bleu, les références à "l'homme", en rouge les références au bouddhisme - sacré - chamanisme.

On voit bien que ce drapeau est un pur produit de dirigeants religieux avec tous leurs symboles.
 

Allusions civiques

 

symbolise la terre du Tibet

six tribus à l'origine du Tibet

symbolisent les ancêtres

politique du pays

harmonie séculière

liberté

prospérité

bonheur matériel

réussite sociale

Allusions religieuses

 

symbolisent le ciel

activité bénéfique

protecteurs noirs et rouges

autorité religieuse

harmonie spirituelle

bonheur spirituel

réussite spirituelle

trois joyaux

vénération indestructible

Trois Joyaux (la base fondatrice du bouddhisme)

Bouddha

Enseignement

Sangha

joyau de la joie

grandes traditions bouddhistes

10 actions non-vertueuses

16 règles civiques

enseignements du Bouddha

 

On voit bien ici (et il ne faut pas sortir d'une thèse d'éthnologie !) que les termes et allusions religieuses sont sureprésentées.
Face aux 9 termes faisant référence à l'essence même de la nature profonde d'un peuple, on oppose 18 termes d'obédiance religeuse.
Donc oui, mesdames Rachel Guidoni et Lucienne Redercher, ce symbole religieux n'a pas à être accroché sur la façade de l'Hôtel de Ville ni à Nancy, ni dans les autres villes de France.
 
Si l'on doit aider le peuple tibétain, ce n'est pas en accrochant les symboles bouddhistes sur nos lieux républicains et laïques que l'on va résoudre la question.
Et puis, encore une fois, pourquoi cette sainteté aussi merveilleuse qu'est le dalaï lama n'a rien fait pour résoudre ce problème. Bien au contraire, ce religieux d'un autre âge maintient une population dans une manipulation planétaire et l'on retrouve son action néfaste partout.
Cette levée du drapeau (communément appelé drapeau tibétain) est aussi le symbole de l'échec d'un leader religieux qui s'est pris pour dieu tout puissant et n'a pas pensé un instant au bien-être de ses concitoyens !
Combien de personnes sont mortes en essayant de traverser l'Himalaya ? La sagesse et le bon-sens auraient été de dissuader ces tentatives. 
Mais sans martyrs, que serait-il ?

 

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«Le bouddhisme tibétain, une philosophie? C'est à s'esclaffer!»

30 Novembre 2013 , Rédigé par L'auteur Publié dans #elisabeth martens, #bouddhisme tibétain, #Dalaï Lama, #tibet

Parmi les auteur(e)s écrivant sur le bouddhisme, il n'y a pas que matthieu ricard, Elisabeth martens dévoile une toute autre version du bouddhisme tibétain

Extrait d'une interview du journal suisse Courrier

 

SAMEDI 29 MARS 2008

Benito Perez

 

Biologiste de formation, Elisabeth Martens s'est prise de passion pour la Chine lors d'un séjour de trois ans, destiné à parfaire ses connaissances en médecine traditionnelle. L'aventure l'a ensuite conduite dans les «régions habitées par des Tibétains», dont elle a appris à connaître la culture si différente de celle des Han (l'ethnie majoritaire en Chine), et pourtant historiquement liée à la mosaïque chinoise (lire ci-dessus). De ses recherches sur le Toit du Monde est née une originale Histoire du Bouddhisme tibétain, publiée l'an dernier aux éditions L'Harmattan.

Comment êtes-vous venue à vous intéresser au Tibet?

Elisabeth Martens: Lors de mon premier séjour en 1990, j'ai été surprise par les profondes différences entre les bouddhismes chinois et tibétain. J'ai notamment été étonnée par la quantité phénoménale de représentations de dieux et de monstres féroces, effrayants et guerriers dans les temples. D'une certaine manière, cela ressemble aux icônes de nos églises: des hommes transpercés, crucifiés, cuits dans des marmites, etc. Il n'y a rien de comparable dans la pensée chinoise, et donc dans les arts. La souffrance et le moyen de s'en délivrer n'est pas au centre des préoccupations, car celle-ci est considérée comme l'opposé-complémentaire du bien-être. Cette différence et d'autres m'ont fait réfléchir : comment un pays aussi gigantesque que la Chine s'en sort-il pour concilier cinquante-cinq nationalités parlant leur propre langue, surtout avec la disproportion de Han qui composent 90% de la population ?

 

La violence de ces représentations, comme celle des émeutes des dernières semaines, ne cadre pas avec l'image pacifiste que l'on se fait du bouddhisme tibétain.

Le dalaï-lama et son entourage portent les couleurs du pacifisme et se doivent d'entretenir l'image de tolérance et de compassion qui sied au bouddhisme tibétain, afin de séduire l'Occident. Lors des récentes émeutes (lire en page 9), quand les actes de violence ont atteint un niveau de barbarie sans nom, il s'en est distancié.
Au sein de la communauté tibétaine en exil, il existe une scission : d'une part, les modérés, dont le dalaï-lama, qui ne demandent pas l'indépendance mais une «autonomie poussée». D'autre part, les radicaux, fraction montante au sein du gouvernement en exil, qui exigent l'indépendance et sont prêts pour cela à prendre les armes. En réalité, cette dualité est très utile à leur parrain commun, les Etats-Unis : le dalaï-lama et sa suite (européenne, surtout) sert à rassembler les intellectuels occidentaux autour des thèmes de «démocratie», de «droit de l'homme», tandis que la fraction «dure» rassemble de plus en plus de membres grâce à un discours musclé. Apparemment, ce sont ces derniers qui ont mis le feu aux poudres. En provoquant des émeutes à caractère raciste, ils ont obligé le gouvernement chinois à sortir la grosse mitraille.

 

Quelle est la nature du bouddhisme tibétain et ses fonctions sociale et politique?

Alors là, vous me demandez de réécrire mon bouquin ! En résumé, le bouddhisme tibétain est issu du tantrisme, une des trois grandes écoles ou «véhicules» du bouddhisme et, d'après les bouddhologues, celle qui s'est la plus éloignée du dharma (enseignement originel du bouddha). Tout d'abord, parce qu'il s'agit de la plus récente, ensuite parce que le bouddhisme tibétain a la particularité d'exercer simultanément un pouvoir spirituel et un pouvoir temporel.
En fait, le tantrisme a pris son essor au Tibet aux Xe et XIe siècles lorsque des communautés du nord de l'Inde s'y sont réfugiées, fuyant l'avancée musulmane. A cette époque, le Tibet était totalement désorganisé au niveau politique et social. Les réfugiés ont repris la région en main de manière «spontanée». Le tantrisme est devenu le bouddhisme tibétain à partir du moment où il s'est adapté aux moeurs, coutumes et à la religion autochtones (le Bön). On peut dire qu'à cette époque il fut bénéfique, amenant le Tibet vers une féodalité organisée. L'ennui, c'est que cette féodalité s'est figée durant un millénaire autour d'un pouvoir religieux extrêmement répressif et conservateur. Les monastères possédaient plus de 70% des terres, le reste allant aux familles nobles. Jamais il n'a existé un pouvoir théocratique aussi puissant et aussi riche. C'est incomparable à ce qui se passait chez nous au Moyen Age, où les monastères devaient se faire une petite place à l'ombre des châteaux forts.

Avec l'avènement de la République populaire de Chine en 1949, il a été difficile au haut clergé tibétain de renoncer au pouvoir. Bien sûr, cette ancienne élite en exil n'a pas l'intention de revenir à l'ancien système. Elle prône plutôt un modèle de «marché libre», avec réinstauration de la propriété privée des terres.

 

Le pacifisme suffit-il à expliquer le sentiment très pro-Tibétain en Occident?

Le bouddhisme tibétain s'est habillé de ses plus beaux atours pour séduire un Occident «en vide de valeurs spirituelles». Surfant sur le «retour aux sources» des années 1970, il ne lui fut pas difficile de se faire passer pour le dharma, présenté comme un «athéisme spirituel», une philosophie de vie, un mode d'être, une thérapie intérieure, etc., tout sauf une religion. Or, si on y regarde d'un peu plus près, le bouddhisme du Bouddha est déjà une religion puisqu'il propose une transcendance, un au-delà de nos souffrances résultant de nos limites physiques et temporelles. Le bouddhisme tibétain est encore plus une religion, puisqu'il a réintroduit des dogmes, dont le plus fameux – puisque c'est celui contre lequel s'est insurgé le Bouddha en personne : la réincarnation. Remise à l'honneur au XIVe siècle, elle a permis d'officialiser la succession de l'héritage spirituel, temporel et, surtout, matériel d'un Rinpoché (responsable de monastère) vers le suivant. Et par conséquent les terres, et les biens sur ces terres, y compris les serfs. Cela explique aussi pourquoi il y eut tant d'assassinats dans les rangs du haut clergé et tant de guerres entre écoles...


Le bouddhisme, grâce à son caractère très plastique, s'est toujours bien adapté aux environnements où il a élu domicile, au Tibet comme aujourd'hui chez nous. C'est signe de bonne santé. Ce qui est beaucoup plus malsain, c'est qu'un dalaï-lama fasse passer le bouddhisme tibétain pour une non-religion – une philosophie – de tolérance et de compassion dénuée d'implications politiques. Là, c'est tout juste bon à s'esclaffer!

PROPOS RECUEILLIS PAR

BENITO PEREZ

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